Ukraine : Volodymyr Zelensky était en visite dans la région de Kherson ce jeudi

Sur cette photo, Volodymyr Zelensky rend visite à des soldats dans la région de Donetsk près de Bakhmout, mercredi 22 mars 2023
Sur cette photo, Volodymyr Zelensky rend visite à des soldats dans la région de Donetsk près de Bakhmout, mercredi 22 mars 2023 Tous droits réservés AP/Ukrainian Presidential Press Office
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Par Euronews avec AFP
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Alors que l'Ukraine dit vouloir passer "très bientôt" à l'offensive à Bakhmout, Volodymyr Zelensky était près du front sud ce jeudi, dans la région de Kherson.

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu jeudi dans la région de Kherson, partiellement occupée par les Russes dans le sud de l'Ukraine, au lendemain d'un déplacement sur le front Est.

Il est notamment allé, selon des images de la présidence, à Possad-Pokrovské, une localité qui a subi d'importantes destructions et a été aux mains de l'armée russe jusqu'à son retrait à l'automne 2022.

M. Zelensky a également visité une station électrique endommagée pendant la vague de frappes contre les installations énergétiques ukrainiennes tout au long de l'hiver.

Selon le compte Telegram de la présidence, ce déplacement était axé sur la reconstruction dans la région de Kherson et le chef de l'Etat y a présidé une réunion sur le sujet.

La Russie a occupé dès après le début de son invasion en février 2022 une large partie de la région de Kherson, dont sa capitale éponyme.

Kherson, ciblé régulière de frappes russes

Une contre-offensive ukrainienne a cependant forcé les troupes russes à se retirer de la partie nord et à se replier en novembre dernier de l'autre côté du Dniepr, le grand fleuve local.

Un revers humiliant pour le Kremlin, le président russe Vladimir Poutine ayant revendiqué l'annexion de toute la région quelques semaines plus tôt.

Désormais, la zone libérée, une région agricole clé pour l'Ukraine, et en particulier la ville de Kherson sont quotidiennement la cible de frappes russes.

Mercredi, M. Zelensky s'était rendu près du front dans les environs de Bakhmout, l'épicentre depuis des mois des combats dans l'est, puis dans la région de Kharkiv, dans le nord-est.

Une contre offensive ukrainienne à Bakhmout en vue ?

Dans ce contexte, l'Ukraine a annoncé jeudi vouloir profiter de l'usure des forces russes à Bakhmout, l'épicentre des combats dans l'est, pour "très bientôt" passer à l'offensive.

Cela fait plusieurs mois que la sanglante bataille pour Bakhmout fait rage et un constat s'impose : au prix de destructions massives et d'un nombre élevé de morts et de blessés, l'armée russe n'a toujours pas conquis cette ville du Donbass, se heurtant à la résistance des Ukrainiens.

"L'agresseur ne désespère pas de prendre Bakhmout à tout prix, malgré les pertes en hommes et en matériel", a commenté sur Telegram le commandant des forces terrestres ukrainiennes, Oleksandre Syrsky.

Les troupes russes mobilisées en masse à Bakhmout et dans ses alentours, dont les paramilitaires du groupe Wagner, "s'épuisent", a-t-il assuré.

"Très bientôt, nous tirerons parti de cette opportunité, comme nous l'avons fait autrefois près de Kiev, Kharkiv, Balakliïa et Koupiansk", a-t-il affirmé, citant de précédentes victoires militaires ukrainiennes.

Le général Syrsky n'a toutefois pas donné de détails sur le calendrier d'une telle contre-offensive, attendue pour le printemps par certains experts, à un moment toutefois où la Russie pourrait, elle aussi, avoir concentré des moyens pour tenter de conquérir le Donbass, son objectif affiché.

Les soldats russes, avec les unités de Wagner, encerclent désormais en grande partie Bakhmout par le nord, l'est et le sud, compliquant l'approvisionnement des militaires ukrainiens.

Mais ceux-ci résistent, au prix de lourds sacrifices, une stratégie assumée par le commandement qui table sur une guerre d'usure, avant de passer à l'offensive.

Si l'importance stratégique de la ville-même de Bakhmout est contestée, Moscou aimerait de son côté annoncer une victoire, après plusieurs humiliants revers l'été et l'automne derniers qui avaient poussé Vladimir Poutine à mobiliser des centaines de milliers de réservistes, des civils donc, puis à nommer un nouveau commandant chargé des opérations en Ukraine.

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