PUBLICITÉ

La Maison Blanche défend le retrait d'Afghanistan

Retrait des troupes américaines d'Afghanistan
Retrait des troupes américaines d'Afghanistan Tous droits réservés Senior Airman Taylor Crul/Public Domain
Tous droits réservés Senior Airman Taylor Crul/Public Domain
Par Euronews / AFP
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Le président américain Joe Biden a transmis jeudi au Congrès les documents classifiés relatifs au retrait d'Afghanistan et la Maison Blanche a profité de l'occasion pour justifier cette décision qui a mis fin, en août 2021, à la plus longue guerre de l'Amérique.

PUBLICITÉ

La Maison Blanche a admis un raté des services de renseignement, mais défendu globalement la décision et l'exécution du retrait d'Afghanistan, seul "scénario" envisageable. L'administration Biden a par ailleurs rejeté la responsabilité de ce retraits chaotique sur Donald Trump et ses prises de décisions.

Le président américain Joe Biden a transmis jeudi au Congrès les documents classifiés relatifs au retrait d'Afghanistan, réclamés de longue date en particulier par les républicains, et la Maison Blanche a profité de l'occasion pour justifier cette décision qui a mis fin, en août 2021, à la plus longue guerre de l'Amérique.

Dans un document résumant la manière dont ce retrait a été conçu et exécuté, l'exécutif américain conclut qu'il n'y avait pas d'autre "scénario" envisageable.

"En fin de compte, après plus de 20 ans, plus de 2.000 milliards de dollars dépensés et l'organisation d'une armée afghane de 300.000 militaires, la vitesse et la facilité avec laquelle les talibans ont pris le contrôle de l'Afghanistan suggèrent qu'il n'y avait pas d'autre scénario qui aurait pu changer la trajectoire, à l'exception d'une présence militaire américaine permanente et nettement renforcée", selon ce compte-rendu distribué à la presse.

Les talibans ont repris le pouvoir avant même que le dernier soldat américain ne soit parti, et John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, un organe directement rattaché à Joe Biden, a reconnu que la Maison Banche n'avait pas anticipé cette victoire éclair, ni la désaffection massive de l'armée et des autorités afghanes.

"Biden est responsable, personne d'autre!"

"Il est clair que nous nous sommes trompés" en termes de renseignement, a-t-il dit lors d'un briefing, ajoutant que Washington n'avait pas non plus "pris la pleine mesure du degré de corruption parmi les officiers" afghans.

"Mettre fin à une guerre, quelle qu'elle soit, n'est pas chose facile, sûrement pas après 20 ans", a-t-il toutefois souligné, ajoutant: "Cela ne veut pas dire que ce n'était pas la peine."

Un retrait américain d'Afghanistan "a toujours été l'intention du président" Biden, a rappelé le porte-parole. Le démocrate a plusieurs fois expliqué que l'armée américaine, ayant mené à bien sa mission initiale qui était de contrer la menace terroriste en Afghanistan, devait redéployer ses forces pour faire face à d'autres menaces.

La Maison Blanche a en revanche chargé l'ancien président républicain Donald Trump : "Il est aussi indéniable que les décisions prises par l'administration précédente et l'absence totale de préparation ont nettement limité les options possibles."

Donald Trump a vivement critiqué cette déclaration, accusant des "imbéciles à la Maison Blanche" de lui faire porter la responsabilité pour ce "désastre".

"Biden est responsable, personne d'autre!", a-t-il affirmé sur son réseau Truth Social.

John Kirby a par ailleurs vanté l'ampleur et la rapidité de l'opération d'évacuation conduite par les Américains, qui ont sorti plus de 120.000 personnes d'Afghanistan en quelques jours, par des rotations aériennes.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Brève manifestation d'Afghanes contre l'éventuelle reconnaissance internationale des talibans

Attentats de Kaboul : Joe Biden promet de faire payer Daech

Le président américain a qualifié le Japon et l'Inde de nations "xénophobes"