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Les Monténégrins aux urnes pour essayer de mettre fin à des années de crise

Campagne des législatives au Monténégro, Podgorica, le 9 juin 2023
Campagne des législatives au Monténégro, Podgorica, le 9 juin 2023 Tous droits réservés Risto Bozovic/Copyright 2023 The AP
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Par Euronews
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Deux gouvernements ont été renversés depuis les législatives d'août 2020 au Monténégro, pays des Balkans de 620 000 habitants.

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Les Monténégrins votent dimanche aux législatives anticipées pour tenter de mettre fin à la crise politique qui mine leur pays depuis la défaite historique voici trois ans de la formation du vétéran local Milo Djukanovic, battu lui-aussi à la présidentielle en avril.

Deux gouvernements ont été renversés par des motions de censure depuis les législatives d'août 2020 dans le pays des Balkans de 620.000 habitants.

Depuis la défaite du Parti démocratique des socialistes (DPS) de Milo Djukanovic, vaincu par une coalition hétéroclite composée entre autres de formations pro-russes et pro-serbes, aucun camp ne parvenait à bâtir une majorité stable.

Le Monténégro, membre de l'Otan depuis 2017 et qui négocie son adhésion à l'Union européenne (UE) depuis 2010, allait depuis de crise en crise. Une paralysie des institutions qui a entravé notamment son rapprochement avec l'UE.

A la présidentielle d'avril, Jakov Milatovic, un économiste pro-européen de 36 ans, a largement battu Milo Djukanovic, figure dominante de la scène politique monténégrine depuis trois décennies.

Sa formation "Europe maintenant !" est bien placée pour arriver en tête du scrutin et être un pilier du prochain gouvernement.

"Europe maintenant !", fondée il y a à peine un an, promet de faire avancer le Monténégro sur la voie européenne, de combler les fossés religieux et communautaire qui divisent le pays où un tiers des habitants s'identifient comme Serbes.

Le parti espère attirer les jeunes électeurs désireux de voir de nouvelles têtes aux commandes.

Son co-fondateur et président Milojko Spajic, 35 ans, vise le poste de Premier ministre. Mais quelques jours avant le scrutin, le candidat accusé de populisme a fait l'objet d'une controverse retentissante relayée par le Premier ministre par intérim Dritan Abazovic et ses alliés.

Ils ont évoqué ses liens présumés avec le fondateur sud-coréen de la cryptomonnaie Terra, Do Kwon, arrêté en mars au Monténégro. Accusé de milliards de dollars de fraude, Do Kwon est recherché par Washington et Séoul.

Economiste et ancien ministre des Finances, Spajic a balayé ces allégations et réitéré ses promesses de campagne sur l'augmentation des salaires, des retraites et l'instauration de la journée de sept heures de travail.

Cependant, les candidats à la députation se heurteront probablement à la lassitude de certains électeurs, fatigués par les scrutins de ces dernières années et exaspérés par la paralysie des gouvernements précédents.

"J'entends uniquement des exagérations dans les promesses électorales. Ce n'est pas basé sur la réalité", dit à l'AFP Milica, une économiste de 43 ans de Podgorica, qui a préféré ne pas révéler son nom. "Je ne voterai pas."

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