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Polonais et Ukrainiens montrent leur unité en commémorant ensemble les massacres de Volhynie

Les présidents polonais, Andrzej Duda, et ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Loutsk, en Ukraine, dimanche 9 juillet 2023.
Les présidents polonais, Andrzej Duda, et ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Loutsk, en Ukraine, dimanche 9 juillet 2023. Tous droits réservés AP
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Par euronews avec AFP, AP
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Juste avant le sommet de l'OTAN, les présidents polonais, Andrzej Duda, et ukrainien, Volodymyr Zelensky, montrent leur unité en commémorant côte-à-côte les massacres de Volhynie.

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Les présidents ukrainien et polonais ont commémoré ensemble l'un des épisodes les plus sanglants de la Seconde Guerre mondiale pour les deux pays : les massacres de Volhynie. 

 Les deux fidèles alliés se sont rencontrés dans la ville de Loutsk, dans l'ouest de l'Ukraine, qui faisait autrefois partie de la Pologne, pour commémorer ces massacres qui restent un point sensible entre Kiev et Varsovie, et ce, en présence d'ecclésiastiques catholiques et orthodoxes ukrainiens.

Près de 100 000 Polonais ont été tués par les nationalistes Ukrainiens entre 1942 et 1944. La Pologne a qualifié ce massacre de génocide en 2016, mais pas l’Ukraine. Selon les historiens polonais, environ 12 000 Ukrainiens ont été tués lors des représailles polonaises.

Mais le soutien de la Pologne sera plus important que jamais lors du sommet de l'OTAN, où l'Ukraine espère des décisions qui iront dans le sens de son adhésion à l'alliance.

Volodymyr Zelensky a indiqué que les deux dirigeants avaient convenu de "travailler ensemble pour obtenir le meilleur résultat possible" pour Kiev lors du sommet prévu les 11 et 12 juillet en Lituanie.

"Nous sommes plus forts ensemble", a déclaré le président polonais, l'un des principaux soutiens de Kiev au sein de l'OTAN.

L'Ukraine doit recevoir lors du sommet de Vilnius des "garanties de sécurité" de la part des Occidentaux faute d'une adhésion accélérée à l'Alliance comme elle l'espérait. Zelensky comme le chef de l'OTAN, Jens Stoltenberg, ont reconnu que cette perspective était improbable avant la fin de la guerre avec la Russie.

Le président américain Joe Biden, qui s'est envolé dimanche pour le Royaume-Uni avant le sommet, s'est lui montré inflexible sur la question : 

"Je ne pense pas qu'elle soit prête à faire partie de l'Otan", a-t-il balayé dans une interview à une chaîne américaine à propos de l'Ukraine, soulignant également qu'il n'y avait pas d'unanimité parmi les alliés sur la perspectives de faire entrer Kiev "au beau milieu d'une guerre".

"Nous serions en guerre contre la Russie, si c'était le cas", a-t-il alerté.

Commandants ukrainiens rapatriés

Par ailleurs, Volodymyr Zelensky est rentré samedi de Turquie en rapatriant plusieurs commandants du régiment Azov, faits prisonnier par la Russie puis échangés et qui devaient rester en Turquie jusqu'à la fin de la guerre, selon un accord passé entre Moscou et Kiev.

Célébrés comme des héros en Ukraine mais honnis en Russie, leur retour en Ukraine a provoqué la colère du Kremlin, dont le porte-parole Dmitri Peskov a déclaré qu'il s'agissait "d'une violation directe" de l'accord.

L'un des officiers de ce régiment proche des milieux ultranationalistes ukrainiens, Denys Prokopenko, cité par l'agence de presse Interfax-Ukraine, a déclaré d'emblée qu'il allait retourner au front.

"C'est pourquoi nous sommes revenus en Ukraine. C'est notre objectif principal", a déclaré D. Prokopenko, qui, avec ses autres compagnons d'armes, vivait en Turquie depuis septembre.

Les chefs de la diplomatie russe et turque, Sergueï Lavrov et Hakan Fidan, ont évoqué la question dimanche lors d'un appel téléphonique, selon Moscou.

S. Lavrov a aussi averti son homologue que les livraisons d'armes à Kiev mettait le pays sur une "trajectoire destructrice", des mots inhabituellement critiques entre les deux partenaires.

Samedi, pour les 500 jours de la guerre, le président ukrainien avait célébré le "courage" de son peuple, dans un clip vidéo non daté où on le voyait sur l'Île aux Serpents en mer Noire, un territoire symbole de la résistance face à Moscou.

Bombes à sous-munitions

La guerre en Ukraine, qui a démarré le 24 février 2022, a fait 9 000 morts parmi les civils, dont 500 enfants, selon l'ONU qui estime que le bilan des victimes pourrait être bien plus élevé.

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Faute d'adhésion accélérée à l'Otan, l'Ukraine a en revanche obtenu vendredi des Etats-Unis la promesse de lui livrer des bombes à sous-munitions, une arme très controversée mais que Volodymyr Zelensky a qualifié d'"indispensable programme d'aide".

Ces armes, interdites dans de nombreux pays, sont très critiquées car elles tuent à l'aveugle en dispersant des petites charges explosives avant ou après l'impact et accusée de faire de nombreuses victimes civiles collatérales.

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