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Tensions à Gaza : entre ripostes et urgences humanitaires

Des enfants palestiniens blessés par des frappes israéliennes sont amenés à l'hôpital Shifa dans la ville de Gaza, mercredi 11 octobre 2023. (AP Photo/Ali Mahmoud)
Des enfants palestiniens blessés par des frappes israéliennes sont amenés à l'hôpital Shifa dans la ville de Gaza, mercredi 11 octobre 2023. (AP Photo/Ali Mahmoud) Tous droits réservés Ali Mahmoud/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
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Par Alexis AlouacheAFP
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Face à une montée spectaculaire des tensions entre le Hamas et Israël, les civils paient un lourd tribut. Suite à l'offensive sans précédent du Hamas et la riposte de l’État hébreu, une situation humanitaire alarmante émerge dans la bande de Gaza.

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L'escalade des tensions entre le Hamas et Israël a pris une tournure dramatique suite à l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas samedi dernier.

En réponse à l'agression du Hamas, l'armée israélienne a lancé dimanche l'opération "Sabre de fer", intensifiant ses bombardements sur la bande de Gaza. Résultat, ce territoire dense de plus de 2 millions d'habitants se retrouve désormais en état de siège, privé des nécessités vitales : eau, électricité et nourriture. 

Les Gazaouis ont ainsi uniquement accès à de l'eau potable grâce aux pompes de désalinisation fournies par l'Union européenne.

Abu Saeed, (habitant de Gaza) explique : "Il y a des files d'attente partout. Nous sommes allés dans toutes les boulangeries et nous devons passer trois heures pour acheter une miche de pain. Nous avons envoyé nos enfants dans différents endroits pour voir si au moins l'un d'entre eux pouvait trouver du pain. Il n'y a presque rien à acheter".

La situation s'est encore tendue ce jeudi lorsque le ministre israélien de l'Énergie, Israël Katz, a fait savoir que son pays n'autoriserait pas l'entrée de produits de première nécessité ou d'aide humanitaire à Gaza tant que le mouvement islamiste palestinien Hamas n'aura pas libéré les personnes enlevées samedi en Israël. "Aucun interrupteur électrique ne sera allumé, aucun robinet d'eau ne sera ouvert", a-t-il prévenu. Cette prise d'otages, estimée à environ 150 personnes entre Israéliens, étrangers et binationaux, exacerbe les tensions dans la région.

Fabrizio Carboni, directeur régional du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour le Proche et le Moyen-Orient.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) tire la sonnette d'alarme, avertissant que la situation à Gaza pourrait rapidement devenir ingérable du point de vue humanitaire.

Si de leur côté, les experts indépendants de l'ONU ont condamné les actions du Hamas en Israël, ils ont également critiqué la riposte de l’État hébreux, la qualifiant de "punition collective" pour Gaza.

Face à la restriction de l'accès aux produits essentiels pour la survie à Gaza, ces experts de l'ONU mettent en garde contre une potentielle famine, la qualifiant de "crime contre l'humanité". Ils plaident pour le respect des lois humanitaires internationales, un cessez-le-feu immédiat, la libération des otages et la mise en place d'une protection renforcée pour les territoires palestiniens. La situation reste explosive, et le monde retient son souffle.

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