Environnement : 200 jeunes naturalistes du monde entier sur les traces de Darwin

Capture d'écran du navire de l'expédition Darwin200 arrivant à Rio de Janeiro, au Brésil. 11/2023
Capture d'écran du navire de l'expédition Darwin200 arrivant à Rio de Janeiro, au Brésil. 11/2023 Tous droits réservés AP vidéo
Par Euronews
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À Rio de Janeiro, les naturalistes en herbe travailleront à la récupération des forêts, à la réintroduction des singes dans leur habitat, à l'étude des populations de dauphins et/ou à la plantation de milliers d'arbres afin de relier des parcelles isolées de forêt tropicale.

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Sur les traces de Charles Darwin et du HMS Beagle, 200 jeunes naturalistes du monde entier viennent de traverser l’Atlantique pour atteindre l’une des destinations les plus importantes du voyage de Darwin : Rio de Janeiro, au Brésil.

L'expédition Darwin200 qui va durer deux ans au total est un projet lancé le 14 août dernier par Stewart McPherson, botaniste et géographe anglais : 

"Lorsque vous prononcez le mot Charles Darwin, beaucoup de gens se souviennent d'un vieil homme barbu qui a écrit de nombreux ouvrages importants sur l'évolution et d'autres sujets, mais lorsqu'il a entamé ce voyage de cinq ans autour du monde, il avait quoi ? 22 ans. (...) L'objectif ici est de former les meilleurs jeunes défenseurs de l'environnement de demain, nous recherchons donc des personnes en début de carrière, entre 20 et 25 ans, pour changer le monde de demain", explique Stewart McPherson.

Le 14 août 2023, la goélette Oosterschelde a quitté le port de Plymouth en Angleterre. Ils se sont déjà rendus aux îles Canaries et au Cap-Vert, au large de l'Afrique, à Fernando de Noronha, au large des côtes brésiliennes, et à Salvador, dans l'État de Bahia. 

Le navire passe environ deux semaines dans chaque port. 

Dans chacun des ports, un groupe de jeunes naturalistes soigneusement sélectionnés arrive et rencontre des scientifiques locaux pour promouvoir l'échange de connaissances scientifiques et l'activisme environnemental.

À Rio de Janeiro, cinq nouveaux "Darwin Leaders" sont arrivés pour une résidence de deux semaines. Parmi eux, Iro Tsarmpopoulou-Fokianou, une anthropologue sociale et une activiste de Sea Shepherd. Sur l'île de Tenerife, elle a étudié la situation des globicéphales et nous explique : 

"La surpêche a complètement épuisé les stocks de poissons dans les océans. Plus nous pêchons, moins il y a de nourriture dans les océans pour les animaux comme les baleines, et il y a le trafic maritime, il y a beaucoup trop de bateaux en ce moment, partout dans le monde, qui voyagent et causent un bruit marin excessif et parfois des collisions avec les baleines", explique Iro Tsarmpopoulou-Fokianou.

Elle participera à un projet de reforestation au Brésil.

Merlijn Hulsenboom, qui vient des Pays-Bas, a effectué ses recherches sur la population d’oiseaux de l'île de Raso, au Cap-Vert, avec des naturalistes locaux : 

"Nous avons essayé de comparer les comptages manuels à une nouvelle technique utilisant des drones, le comptage des fous bruns, une espèce d'oiseau marin, en faisant voler un drone au-dessus de la colonie et nous avons essayé de comparer les méthodes du drone aux méthodes de comptage manuel des populations", nous explique-t-elle.

À Rio de Janeiro, elles travailleront à la récupération des forêts, à la réintroduction des singes dans les forêts, à l'étude des populations de dauphins et à la plantation de milliers d'arbres afin de relier des parcelles isolées de forêt tropicale.

Nombre de ces activités seront diffusées dans les écoles. Tous les "Darwin Leaders" participants publieront trois vidéos sur la chaîne YouTube de l'expédition. La communication scientifique est un élément fondamental de ce projet.

Les données recueillies par les jeunes chercheurs, sur le plastique dans les océans, la santé des récifs coralliens, etc, feront partie d’un projet de sensibilisation aux sciences participatives auquel les étudiants et le public pourront participer et analyser les résultats et les conclusions.

Chaque semaine au cours du voyage, et pendant 100 semaines, une immense plate-forme d’expériences interactives, de projets de recherche, d’activités STIM, de conférences et de séances de questions-réponses sera accessible en direct au public du monde entier.

La participation à ces événements hebdomadaires, qui seront connus sous le nom de  "La salle de classe la plus passionnante au monde", sera gratuite pour tous. Le Programme d’activités et de ressources vise à faire participer des millions d’étudiants et de membres du public du monde entier.

Le projet DARWIN200 réunit une équipe exceptionnelle, notamment certains des défenseurs de l’environnement les plus expérimentés, dont les marraines Jane Doodall et Sylvia Earlebring, ainsi que Sara Darwin (l’arrière-arrière-petite-fille de Charles Darwin), un soutien essentiel au projet.

Sources additionnelles • UN.org

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