La question catalane de retour à Bruxelles

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Par Jaime Velazquez
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Du " Help Catalonia ", chanté par les indépendantistes après l'échec du référendum en Catalogne en 2017, au " Help Spain ", que scande désormais l'opposition à la loi d'amnistie en Espagne, "unitaires" et séparatistes demandent de l'aide à l'Europe.

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Ces derniers jours, les conservateurs espagnols ont porté le débat au Parlement européen et se sont heurtés au même mur : la réalité de la politique européenne.

Selon Didier Reynders, Commissaire européen chargé de la justice et de la concurrence, il s'agit et il s'agit toujours d'une mesure interne à l'Espagne.

"Au-delà du débat institutionnel et de la voie judiciaire, il s'agit de conquérir les esprits et les cœurs de l'opinion publique européenne. Leurs aspirations futures en dépendent", explique Jaime Velázquez, correspondant d'Euronews à Madrid. 

Le récit autour de la question catalane sera l'un des enjeux centraux des prochaines élections européennes.

"Il y a une bataille pour la narration, c'est vrai. Et les élections européennes approchent à grands pas. Le terrain de jeu va-t-il donc se déplacer vers Bruxelles ? Très probablement oui. Cela aura-t-il un effet sur les institutions européennes ? Aucun, absolument aucun", juge Manuel de la Fuente, associé chez Asuntos Públicos, Harmon Consulting.

Mais dans cette bataille pour le récit, la reconnaissance par le gouvernement espagnol, au travers du projet de loi d'amnistie, de l'existence d'un conflit politique en Catalogne renforce la thèse indépendantiste.

Miquel Royo est secrétaire à l'action extérieure du gouvernement catalan : "la priorité de ce président (catalan) a été très claire : remettre la Catalogne au premier plan de l'agenda européen, et cela a été l'une de nos priorités : nous assurer que notre message est clair, à savoir qu'il s'agit d'un conflit politique, et maintenant nous entamons la deuxième partie de notre négociation, à savoir le fait que les Catalans veulent décider de leur propre avenir".

Mais l'Union européenne a d'autres priorités : la montée de l'extrême droite et de l'euroscepticisme... Qu'ils se définissent comme Espagnols ou Catalans, Bruxelles a désormais besoin d'alliés contre les ennemis de l'Union.

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