Guerre Israël-Hamas : aucun otage ne sera libéré vivant sans échange, promet le Hamas

L'agence de presse Reuters rapporte que les chars israéliens se sont frayés un chemin vers le centre de Khan Younis ce dimanche.
L'agence de presse Reuters rapporte que les chars israéliens se sont frayés un chemin vers le centre de Khan Younis ce dimanche. Tous droits réservés Leo Correa/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
Par Euronews avec AFP
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Deux mois jour pour jour après l’attaque du Hamas, l’armée israélienne continue son offensive terrestre dans le sud de Gaza, où la situation humanitaire ne cesse de se dégrader. Du côté de la frontière israélo-libanaise, la tension monte d’un cran après la mort d’un civil israélien.

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L'agence de presse Reuters rapporte que les chars israéliens se sont frayés un chemin vers le centre de Khan Younis ce dimanche, dans le cadre de l'offensive terrestre israélienne dans le Sud de la bande de Gaza. Depuis la reprise des hostilités, le 1er décembre, plus de 3 500 cibles ont été bombardées par l’aviation dans la bande de Gaza, annonce dimanche l’armée israélienne. Depuis le début des combats, le total s’élève, selon elle, à 22 000 bombardements.

D'après Tsahal, les chefs du Hamas se trouveraient dans cette ville... Mais c'est aussi là que des milliers de Gazaouis ont trouvé refuge au début des frappes israéliennes en octobre dernier. Selon le mouvement islamiste, près de 18 000 Palestiniens ont été tués et 49 500 autres blessés dans les attaques israéliennes.

Les efforts de médiation pour obtenir un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza se poursuivent en dépit des bombardements israéliens qui "réduisent les possibilités" d’un résultat positif, a affirmé dimanche 10 décembre Mohammed Ben Abderrahmane Al Thani, le premier ministre qatari. "Nos efforts, déployés par l’Etat du Qatar conjointement avec nos partenaires, se poursuivent. Nous n’abandonnerons pas", a assuré M. Al Thani.

Israël a déclaré que le Hamas détenait toujours 117 otages, ainsi que les dépouilles de 20 personnes tuées lors de l’attaque du 7 octobre. De son côté, le Hamas assure qu'aucun otage ne sortira "vivant" de Gaza sans échange.

"Aucun prisonnier ou détenu (…) n’a été et ne sera libéré en dehors du cadre de l’échange conditionnel que nous avons annoncé au début de la bataille", a averti Abou Obeida, porte-parole des Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas."Ni l’ennemi sioniste ni ses partisans ne peuvent récupérer leurs prisonniers vivants sans les échanger et accepter les termes de la résistance et d’Al-Qassam", a-t-il poursuivi, ajoutant que les combattants du mouvement n’avaient "d’autre choix que de lutter pour affronter l’holocauste perpétré par l’ennemi dans le but de briser la volonté de [leur] peuple""Nous appelons les combattants de notre peuple partout dans le monde, les hommes libres de notre nation et ceux qui rejettent l’occupation à se mobiliser pour répondre à l’ennemi en combattant et en manifestant", a ajouté Abou Obeida.

Une centaine de camions chargés d’aide humanitaire sont entrés samedi dans la bande de Gaza par le point de passage de Rafah, annonce le Croissant-Rouge palestinien. Ils contenaient "de la nourriture, de l’eau, de l’aide d’urgence, du matériel médical et des médicaments", écrit-il dimanche sur X, ajoutant que 3 499 camions ont pénétré dans l’enclave depuis le 21 octobre.

L’organisation dit en outre avoir évacué onze blessés dans un état critique de l’hôpital Al-Ahli, dans le centre de Gaza, et impute la mort de l’un d’eux aux forces israéliennes, qui ont, selon elle, retardé le départ du convoi.

Le conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté dimanche par consensus une résolution réclamant l’acheminement immédiat d’aide humanitaire dans la bande de Gaza. Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies a échoué vendredi à exiger un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, du fait du veto des Etats-Unis, les trente-quatre Etats membres du conseil exécutif de l’OMS appellent tous au "passage immédiat, durable et sans entrave de l’aide humanitaire" dans la bande de Gaza.

L’armée israélienne signale dimanche soir de nouveaux tirs de roquettes en provenance du sud du Liban, auxquels elle dit avoir riposté, et accuse le Hezbollah de mettre la vie des casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban en danger en ouvrant le feu à proximité de leurs positions.

"L’une des roquettes a été tirée à 20 mètres d’un complexe des Nations unies dans le sud du Liban. Ces derniers jours, d’autres tirs ont été effectués dans cette zone en direction de l’Etat d’Israël", dit-elle dans un communiqué accompagné d’une infographie. "Ce faisant, l’organisation terroriste met en danger la vie des soldats de la Finul et continue à violer systématiquement la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le chef de la mission et le commandant de la force de la Finul ont été informés de l’incident".

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