Pedro Nuno Santos remporte les primaires du Parti socialiste au Portugal

L'ancien ministre aux Infrastructures Pedro Nuno Santos.
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Par Euronews avec AFP
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L'ancien ministre aux Infrastructures a remporté samedi soir les primaires du Parti socialiste au Portugal, avant des élections législatives prévues en mars.

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L'ancien ministre aux Infrastructures Pedro Nuno Santos a remporté samedi soir les primaires du Parti socialiste au Portugal, avant des élections législatives prévues en mars.

Il succède ainsi à Antonio Costa aux fonctions de secrétaire général du PS, dont la démission du poste de Premier ministre a entraîné des législatives anticipées pour le 10 mars prochain.

"C'est un parti uni que nous voulons désormais" qui va travailler "pour donner une stabilité" au pays, a déclaré Pedro Nuno Santos après avoir remporté 62% des voix, selon des résultats quasi définitifs.

Cet homme politique de 46 ans, qui a exercé des responsabilités gouvernementales de 2015 à 2022, est issu de l'aile gauche du parti. Sa carrière politique a connu plusieurs polémiques.

L'ancien ministre en charge des Transports avait été contraint de démissionner il y a un an en raison du scandale provoqué par le versement d'une indemnité de départ de 500 000 euros à une administratrice de la compagnie aérienne nationale TAP, alors que celle-ci faisait l'objet d'un plan de restructuration.

M. Nuno Santos faisait face à l'actuel ministre de l'Intérieur José Luis Carneiro, du courant centriste du PS, qui a remporté 36% des voix.

"A partir d'aujourd'hui, nous sommes tous socialistes", a dit M. Carneiro après avoir salué la victoire de son adversaire.

Les militants socialistes votaient depuis vendredi pour choisir un successeur à M. Costa qui avait démissionné il y a un mois de ses postes de Premier ministre et de secrétaire général du PS, en précisant qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat à la tête du pays qu'il dirige depuis 2015.

Le Portugal a plongé dans la crise politique le 7 novembre, après une série d'arrestations et de perquisitions ayant débouché sur la mise en examen du chef de cabinet de M. Costa et de son ministre des Infrastructures Joao Galamba, pour une affaire de trafic d'influence.

"Dès dimanche, le PS sera de nouveau uni et rassemblé derrière son nouveau leader", avait assuré vendredi soir M. Costa, après avoir exclu de prendre sa retraite.

M. Costa, qui a félicité dès samedi soir son successeur, doit s'entretenir dès dimanche avec lui pour parler de la transition à la tête du parti.

Le Parti socialiste et la principale formation d'opposition, le Parti social-démocrate (PSD, centre droit), apparaissent au coude-à-coude, selon plusieurs sondages, et peuvent tous les deux prétendre à remporter le scrutin du 10 mars.

L'ensemble de la droite devrait obtenir davantage de députés que les formations de gauche, tandis que le parti d'extrême droite Chega pourrait devenir indispensable à une majorité de droite, en réalisant une nouvelle percée électorale, selon les derniers sondages.

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