EventsÉvènementsPodcasts
Loader
Suivez-nous
PUBLICITÉ

Iran : deux journalistes qui avaient médiatisé l’affaire Mahsa Amini ont été libérées de prison

Les journalistes iraniennes Elaheh Mohammadi (à gauche) et Niloufar Hamedi (à droite) après avoir été libérées sous caution de la prison d’Evin à Téhéran.
Les journalistes iraniennes Elaheh Mohammadi (à gauche) et Niloufar Hamedi (à droite) après avoir été libérées sous caution de la prison d’Evin à Téhéran. Tous droits réservés Sahand Taki/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
Tous droits réservés Sahand Taki/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
Par Euronews
Publié le
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Niloufar Hamedi et Elaheh Mohammadi avaient toutes deux été emprisonnées en septembre 2022, quelques jours après avoir contribué à rendre public le décès de la jeune kurde Mahsa Amini, en détention. Dimanche 14 janvier, elles ont été libérées sous caution de la prison d’Evin.

PUBLICITÉ

Niloufar Hamedi et d’Elaheh Mohammadi, deux journalistes iraniennes condamnées à de longues peines de prison pour leurs reportages sur la mort de Mahsa Amini ont été libérées. Selon l’agence de presse iranienne Fars, leur caution s’élève à environ 170 000 € chacune. Elles sont toutes deux interdites de sortie du territoire jusqu’à leur procès en appel, dont la date n’est pas encore connue.

Niloufar Hamedi, photographe au quotidien réformateur Shargh, avait été interpellée le 20 septembre après s’être rendue à l’hôpital où Mahsa Amini avait passé trois jours dans le coma avant de mourir. La journaliste, qui a assuré au cours de son procès avoir "fait son travail de journaliste dans le cadre de la loi et n’avoir commis aucun acte contre la sécurité de l’Iran", avait ensuite posté sur les réseaux sociaux une photo de la famille en deuil. Elle a ensuite écopé en octobre 2023 de sept ans de prison pour coopération avec les États-Unis, cinq ans de prison pour complot contre la sécurité du pays et un an pour propagande contre la République islamique.

Elaheh Mohammadi, reporter dans l’autre grand quotidien réformateur iranien Ham Mihan, avait été arrêtée le 29 septembre après s’être rendue à Saghez, la ville de Mahsa Amini dans la province du Kurdistan, pour couvrir ses funérailles qui avaient donné lieu à une manifestation et à l’éclosion du mouvement "Femme, vie liberté". Elle a été condamnée en octobre 2023 à six ans de prison pour collaboration avec les États-Unis, de cinq ans pour complot contre la sécurité du pays et d’un an pour propagande contre le régime islamique. Sa sœur jumelle, Elnaz Mohammadi, cheffe du service société de Ham Mihan, a elle-même été condamnée en septembre à trois ans de prison, dont une grande partie avec sursis, pour complot.

La mort de Mahsa Amini est à l'origine d'une des plus importantes vagues de contestation en Iran. Des milliers de personnes sont alors descendues dans la rue. Les reportages de Niloufar Hamedi et Elaheh Mohammadi ont été cruciaux pour la mobilisation. 

Les Nations Unies ont décerné aux journalistes le Prix de la liberté de la presse en mai 2023 pour leur travail et engagement.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Des journalistes condamnées en Iran après la mort de Mahsa Amini, pour "coopération" avec Washington

Le prix européen Sakharov récompense Mahsa Amini et le mouvement des femmes en Iran

Élections présidentielles en Iran suite à la mort de Ebrahim Raïssi