Les Etats baltes bâtiront une "ligne de défense" à leur frontière avec la Russie et le Bélarus

Des soldats estoniens lors d'un exercice militaire.
Des soldats estoniens lors d'un exercice militaire. Tous droits réservés EEERR
Par Euronews avec EVN
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L'Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont signé vendredi un accord destiné à renforcer leur défense le long de leur frontière commune avec la Russie et le Bélarus. Objectif : "dissuader" et, si nécessaire, "se défendre contre les menaces militaires".

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Estonie, Lettonie et Lituanie renforcent leur défense, le regard tourné vers l'Est. Lors de la réunion du Comité des ministres de la Défense des États baltes, les ministres de la Défense de Tallin, Riga et Vilnius ont signé vendredi un accord de renforcement de la ligne de défense balte afin de renforcer leur frontière orientale et méridionale avec la Russie et le Bélarus.

Les ministres estiment qu'il sera ainsi possible de renforcer considérablement la capacité des États baltes à protéger leurs frontières, ce qui permettra de retarder et de bloquer les mouvements d'un éventuel adversaire.

Afin de dissuader et de bloquer toute agression militaire potentielle de l'État agresseur contre les États baltes, il est prévu de développer et de déployer des dispositifs défensifs à la frontière extérieure de l'Otan et de l'Union européenne.

"Ligne de défense baltique"

L'Estonie va construire des centaines de bunkers à sa frontière avec la Russie dans le cadre de nouveaux projets visant à créer une "ligne de défense baltique" pour renforcer la sécurité régionale. Vendredi, un accord a été signé par les trois États baltes en vue de construire des "installations défensives anti-mobilité" dans les années à venir. Ces installations serviront à dissuader les menaces militaires et, si nécessaire, à s'en défendre.

Selon le chef du département des opérations de l'état-major général, Tarmo Kundla, aucune ligne de défense n'est impénétrable, mais l'expérience ukrainienne montre qu'il est plus sage de construire des abris en béton et de les installer plus tôt que de commencer à les construire en terre et en rondins dans une situation de guerre.

Les plans sont basés sur les décisions prises lors du sommet de l'Otan à Madrid en 2023, qui a réaffirmé la nécessité pour les membres de l'Alliance Atlantique d'être prêts à défendre le territoire dès le premier mètre. De nouveaux plans de défense régionaux doivent également être élaborés.

Le processus de construction sera mené en coopération avec les communautés locales et avec l'accord des propriétaires fonciers. Le prix des installations de défense est initialement estimé à 60 millions d'euros.

Le premier bunker sera achevé au cours du premier semestre de cette année et le public pourra le voir au cours du second semestre.

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