La situation humanitaire à Gaza proche d'un "point de rupture"

Des Palestiniens envahissent un marché à Rafah, dans la bande de Gaza, jeudi 22 février 2024.
Des Palestiniens envahissent un marché à Rafah, dans la bande de Gaza, jeudi 22 février 2024. Tous droits réservés Mohammed Dahman/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
Tous droits réservés Mohammed Dahman/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
Par euronews avec agences
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button

Alors que l'agence humanitaire de l'ONU pour les Palestiniens (UNWRA) a connu une baisse brutale de ses financements, des ONG craignent le pire pour la population gazaouie, déplacée et affamée.

PUBLICITÉ

La situation humanitaire catastrophique à Gaza risque d'atteindre "un point de rupture", selon l'UNRWA, l'agence humanitaire palestinienne des Nations unies. 

Face aux émeutes de la faim et de la soif qui se multiplient à chaque opération de distribution d'aide humanitaire, le chef de l'agence, Philippe Lazzarini, a déclaré que ses collègues avaient déjà dû cesser toutes leurs activités dans le nord de Gaza et que les réserves seraient complètement épuisées d'ici le mois de mars. 

Si la distribution s'interrompt, c'est aussi en raison du scandale qui a secoué l'UNWRA ces dernières semaines. Israël a en effet accusé l'agence d'employer des militants du Hamas dont certains membres auraient activement participé aux massacres du 7 octobre contre des civils israéliens. Depuis, l'Agence a perdu environ 450 millions de dollars de financement de ses principaux donateurs.

Dans ce contexte explosif, diverses ONG ont mis en garde contre un danger immédiat de famine et de maladie au milieu des opérations terrestres et des frappes aériennes israéliennes. 

Vendredi, au moins 25 personnes ont été tuées à Deir al-Balah, dans le centre de Gaza.

Côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé vendredi sa vision de la bande de Gaza d'après-guerre, proposant de céder son contrôle à des civils palestiniens n'ayant aucun lien avec le Hamas ou des groupes similaires/affiliés, tandis qu'Israël maintiendrait effectivement sa présence militaire dans la bande pour une durée indéterminée. 

Ce projet a été catégoriquement rejeté par les partis palestiniens. Les États-Unis ne l'ont pas rejeté directement, mais ont clairement indiqué que c'était un non-sens : l'administration Biden recherche une gouvernance palestinienne à Gaza et en Cisjordanie avec pour objectif ultime un État palestinien, alors que le plan de Netanyahu ne lui laisse aucune chance à court ou moyen terme.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Guerre à Gaza : les pourparlers de paix vont se poursuivre cette semaine, mais les raids continuent

Gaza : l'armée israélienne annonce avoir rouvert le point de passage de Kerem Shalom

Gaza : "la balle est dans le camp d'Israël" déclare le Hamas