Les négociations de trêve à Gaza suspendues

Les funérailles de 47 personnes tuées, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le jeudi 7 mars 2024.
Les funérailles de 47 personnes tuées, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le jeudi 7 mars 2024. Tous droits réservés Hatem Ali/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
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Par Euronews avec AP
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Les négociations de trêve à Gaza se sont interrompues ce jeudi au Caire après le départ de la délégation du Hamas. Les négociations devraient reprendre la semaine prochaine.

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Les espoirs d'une trêve avant le début du ramadan dans la nuit de dimanche à lundi se sont envolés avec le départ jeudi de la délégation du Hamas des négociations au Caire, en Egypte. Les négociations devraient reprendre la semaine prochaine a fait savoir la délégation du groupe palestinien.

Des responsables égyptiens avaient précédemment déclaré que les négociations étaient dans l'impasse en raison de la demande du Hamas d'un processus par étapes aboutissant à la fin de la guerre.

Les États-Unis, l'Égypte et le Qatar tentent de négocier un accord qui mettrait fin aux combats pendant six semaines et prévoirait la libération de 40 otages détenus à Gaza en échange de Palestiniens emprisonnés en Israël.

Velléités offensives du gouvernement israélien

Les responsables égyptiens ont déclaré que le Hamas avait accepté la proposition dans un premier temps, mais qu'il voulait s'engager à ce qu'elle aboutisse à un cessez-le-feu plus permanent. Israël a publiquement exclu cette demande, affirmant qu'il a l'intention de reprendre l'offensive après tout cessez-le-feu dans le but de détruire le Hamas.

Le blocus quasi-total de la bande de Gaza par Israël et les combats en cours ont rendu presque impossible l'acheminement de fournitures dans la majeure partie de la bande de Gaza, selon les groupes d'aide. Parmi les quelque 300 000 personnes qui vivent encore dans le nord de la bande de Gaza, beaucoup en sont réduites à manger du fourrage pour survivre. Jeudi, les États-Unis y ont procédé un troisième largage dans la partie nord de Gaza, où il n'y a pas de présence israélienne. 

Largage d'aide humanitaire dans le nord de la bande de Gaza, vu depuis le sud d'Israël, le jeudi 7 mars 2024.
Largage d'aide humanitaire dans le nord de la bande de Gaza, vu depuis le sud d'Israël, le jeudi 7 mars 2024.Maya Alleruzzo/Copyright 2023 The AP All rights reserved

Visas humanitaires non renouvelés

Après l'arrêt par Israël du renouvellement des visas pour les travailleurs humanitaires à Gaza et en Cisjordanie, une coalition d'ONG a condamné cette initiative qui paralyse l'action de ses membres. Soutenu par l'Union Européenne, l'AIDA (Association of International Development Agencies) regroupe plus de 80 organisations, dont Médecins du Monde, Oxfam, Save the Children, ACTED, Action contre la faim ou encore Amnesty International.

Début février, le ministère israélien de la protection sociale a suspendu le processus de renouvellement des visas expliquant qu'il n'avait pas les moyens d'enquêter sur les affiliations potentielles des travailleurs humanitaires à des groupes militants.

Selon Faris Arouri, directeur de la coalition, au moins 99 travailleurs humanitaires ont vu leur visa expirer ou ont un visa qui expirera dans les six mois à venir. "Ceux qui risquent d'être expulsés ont quitté le pays, tandis que d'autres restent en Israël sans les documents nécessaires", a-t-il déclaré mercredi.

L'arrêt des visas intervient alors qu'Israël a intensifié cette semaine ses critiques à l'encontre de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, dont la réputation n'est plus à faire, en affirmant que 450 de ses employés étaient membres de groupes militants dans la bande de Gaza. Israël n'a fourni aucune preuve à l'appui de son accusation.

Les principaux bailleurs de fonds internationaux ont retenu des centaines de millions de dollars destinés à l'UNRWA, depuis qu'Israël a accusé 12 de ses employés d'avoir participé aux attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre, qui ont tué 1 200 personnes et en ont laissé environ 250 autres prises en otage dans la bande de Gaza, selon les autorités israéliennes. Côté palestinien, le bilan humain de l'offensive israélienne dépasse à présent les 30 700 morts, selon le ministère de la Santé contrôlé par le Hamas.

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