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Le référendum sur la révocation de maires albanais au Kosovo a été boycotté

Le référendum sur la révocation de maires albanais au Kosovo a été boycotté.
Le référendum sur la révocation de maires albanais au Kosovo a été boycotté. Tous droits réservés Bojan Slavkovic/AP
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Pristina y voit une "pression de Belgrade".

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Quatre villes du nord du pays, à majorité serbe, votaient, ce dimanche, sur la possible fin de mandat de maires albanais, car leur élection avait mené à des violences, l'année dernière.

La commission électorale centrale a indiqué que seuls 253 des 45 000 électeurs avaient participé. Pour que l'élection soit valide, le taux de participation aurait dû être supérieur à 50% des électeurs. 

L'histoire se répète ainsi pour ces mairies de quatre villes du nord du Kosovo, dont les dirigeants d'origine albanaise sont contestés. Les élections municipales avaient déjà été boycottées par la majorité serbe il y a un an.

Les activistes serbes ont appelé au boycott du référendum

Ce week-end, ces activistes ont ouvertement désapprouvé l'introduction de caméras de vidéosurveillance dans les bureaux de vote.

Ils ont également affirmé que les autorités avaient utilisé des listes électorales obsolètes, qui auraient dépassé le nombre réel d'électeurs.

Pristina accuse le gouvernement de Belgrade de faire pression

Cet hiver, le plus grand parti serbe du Kosovo, Srpska lista, a réussi à rassembler suffisamment de signatures pour appeler à un référendum sur l'éviction des maires albanais. Mais d'une victoire assurée il y a quelques semaines, la situation est passée à un imbroglio politique et logistique: les responsables serbes ont finalement appelé les citoyens à boycotter le scrutin à peine 15 jours avant la date prévue.

La présidente du Kosovo a dénoncé un boycott dû principalement "à la pression de Belgrade". "Une fois de plus, la Serbie s'est ingérée illégalement dans le processus électoral d'un autre pays", a fustigé Vjosa Osmani dans un communiqué.

Les relations entre Pristina et la minorité serbe du Nord du Kosovo, soutenue et financée en partie par Belgrade, sont tendues depuis l'indépendance, proclamée en 2008. La Serbie, soutenue par ses alliés, la Russie et la Chine, ainsi que par cinq États membres de l'Union européenne, n'a jamais reconnu le statut d'État du Kosovo.

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