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A Paris et Berlin, des étudiants mobilisés pour la défense des Palestiniens

Vendredi à Berlin, les policiers ont délogé manu militari des partisans de la cause palestinienne
Vendredi à Berlin, les policiers ont délogé manu militari des partisans de la cause palestinienne Tous droits réservés Paul Zinken/DPA.de/AP
Tous droits réservés Paul Zinken/DPA.de/AP
Par euronews avec AP
Publié le Mis à jour
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Comme aux Etats-Unis ces derniers jours, à Paris et Berlin, la police est intervenue pour déloger des étudiants pro-palestiniens.

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Alors que de nouveau pourparlers en vue d'une trêve à Gaza se poursuivent entre le Hamas et Israël, les manifestations pro-palestiniennes se multiplient dans le monde, notamment dans les universités. 

En Europe, la police de Berlin, en Allemagne, a procédé vendredi à l'évacuation d'un camp de manifestants, installé depuis plusieurs semaines à proximité du bâtiment de la Chancellerie. Même si la "population permanente" du camp ne comptait qu'une vingtaine de personnes, des dizaines d'autres sont venues résister à l'opération de police. Les médias locaux font état d'environ 75 personnes arrêtées. Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent que la police n'a pas été particulièrement tendre avec les manifestants, qui ont résisté. Plusieurs arrestations ont eu lieu en raison, entre autres, "d'agressions physiques et de résistance" de policiers.

En France, c'est à Paris que la contestation s'est focalisée. Des étudiants de la prestigieuse université de Sciences Po ont bloqué l'entrée du campus avec des poubelles, des objets en bois et en métal et un vélo. Entre 40 et 50 personnes sont restées dans le bâtiment pendant la nuit, défiant les ordres du personnel de l'Université.

Les manifestants affirment qu'ils ont été, au moins en partie, inspirés par leurs homologues américains, qui organisent depuis plusieurs jours des actions pro-palestiniennes sur les campus de tout le pays. Les manifestants ont installé des camps sur les campus, exigeant que le gouvernement cesse de soutenir Israël. Le personnel des universités concernées a dû annuler les cours et les cérémonies de remise des diplômes. Dans de nombreux cas, la police a été appelée et des centaines de personnes ont été arrêtées.

Une manifestante pro-palestinienne devant Science-Po à Paris.
Une manifestante pro-palestinienne devant Science-Po à Paris.Michel Euler/Copyright 2024 The AP. All rights reserved

Vers une accalmie ? 

La direction de Science-Po a indiqué dans un communiqué qu’elle avait pris  l’"engagement" de "suspendre" les saisines de la section disciplinaire alors que les militants demandaient "la cessation immédiate des poursuites disciplinaires envers les étudiants pro-palestiniens". La direction de l’école s’est aussi engagée à organiser un débat interne. "Compte tenu de ces décisions, les étudiants se sont engagés à ne plus perturber les cours, les examens ainsi que toutes les activités de l'institution", a écrit Jean Bassères, administrateur provisoire, dans un message.

En pleine campagne des européennes, le Premier ministre français a de son côté accusé "une minorité (d’étudiants) agitée par des forces politiques notamment La France Insoumise (de) chercher à perturber le fonctionnement" de Science Po.

Aux Etats-Unis, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a déclaré vendredi que les manifestations elles-mêmes étaient "une marque de la démocratie américaine", mais a souligné que les étudiants avaient tendance à négliger les crimes du Hamas.

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