Israël fait face à des critiques internationales après avoir bloqué l'acheminent de l'aide à Gaza, accusé de violer le droit humanitaire. L'Égypte et le Qatar ont dénoncé l'utilisation de la famine comme arme, tandis que les Nations unies appellent à un rétablissement immédiat de l'aide.
Israël a essuyé de vives critiques après avoir décidé de stopper l'entrée de toutes les denrées alimentaires et autres fournitures dans la bande de Gaza, mettant en garde contre des "conséquences supplémentaires" pour le Hamas si le cessez-le-feu négocié par les États-Unis, le Qatar et l'Égypte n'est pas prolongé.
Le Caire et Doha ont accusé Israël de violer le droit humanitaire en utilisant la famine comme une arme.
"L'utilisation de l'aide comme arme de punition collective et de famine ne doit pas, ne peut pas et ne devrait pas être autorisée ou acceptée. C'est totalement inacceptable et cela représente une violation flagrante et explicite du droit humanitaire international." a déclaré le ministre égyptien des affaires étrangères, Badr Abdelatty.
Appels à respecter les termes de l'accord
Le chef de la diplomatie égyptienne a exhorté toutes les parties à remplir leurs obligations et à respecter les termes de l'accord entré en vigueur le 19 janvier. "La première phase d'un accord en trois parties a expiré il y a quelques jours, mais aucun accord n'a été conclu entre les deux parties sur la poursuite de la deuxième phase."
"En ce qui concerne la deuxième phase, comme je l'ai mentionné, chaque partie doit remplir ses obligations et un accord a été signé. Cet accord doit être mis en œuvre et inclure le flux complet de l'aide", a poursuivi Badr Abdelatty.
Les États-Unis propose pour un prolongement du cessez-le-feu
La première phase, qui prévoyait une augmentation de l'aide humanitaire, a expiré samedi. Dans la seconde phase, le Hamas devrait libérer des dizaines d'otages restants en échange d'un retrait militaire complet d'Israël de Gaza et d'un cessez-le-feu durable.
Israël affirme qu'une nouvelle proposition américaine prévoit d'étendre la première phase au mois sacré du Ramadan et à la Pâque juive, qui se termine le 20 avril.
Elle prévoit également la libération immédiate de la moitié des otages encore détenus par le Hamas à Gaza, l'autre moitié étant libérée plus tard, sous réserve de la conclusion d'un accord sur un cessez-le-feu permanent.
Réactions du Hamas et tensions croissantes
Le Hamas a accusé Israël de tenter de faire dérailler le cessez-le-feu quelques heures après la fin de la première phase, qualifiant la décision de couper l'aide d'"extorsion bon marché, de crime de guerre et d'attaque flagrante".
Le groupe islamiste a également déclaré qu'il avait présenté à Israël une proposition pour entamer la deuxième phase de l'accord et qu'il avait rempli ses obligations.
Israël se défend face aux critique
M. Netanyahu a déclaré que les positions proposées par le Hamas en vue d'un cessez-le-feu permanent étaient "totalement inacceptables".
Il a également justifié la décision d'Israël d'empêcher l'entrée de marchandises et d'aide dans la bande de Gaza, expliquant que "le Hamas vole les fournitures et empêche la population de Gaza de les obtenir."
Réactions de la communauté internationale
L'ONU et plusieurs organisations internationales, comme le Comité international de la Croix-Rouge, ont également condamné la décision d'Israël, accusant le gouvernement Netanyahou de ne pas respecter les lois humanitaires internationales.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exhorté toutes les parties à tout mettre en œuvre pour empêcher la reprise des hostilités à Gaza et l'effusion de sang. Il a également demandé à Israël de rétablir immédiatement l'acheminement de l'aide dans l'enclave et au Hamas de libérer tous les otages restants