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Procès en appel : Marine Le Pen n’a « aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit »

Marine Le Pen fait son retour après une pause lors de son procès en appel suite à une condamnation pour détournement de fonds, mardi 13 janvier 2026 à Paris.
Marine Le Pen fait son retour après une pause lors de son procès en appel suite à une condamnation pour détournement de fonds, mardi 13 janvier 2026 à Paris. Tous droits réservés  Christophe Ena/Copyright 2026 The AP.
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Par Sophia Khatsenkova
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La cheffe de file de l'extrême droite française conteste sa condamnation pour détournement de fonds européens, une décision qui pourrait l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.

Le procès en appel de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens a débuté ce mardi au palais de justice de Paris.

La cheffe de file du Rassemblement national est actuellement empêchée de se présenter à la présidentielle de 2027.

En première instance, Marine Le Pen avait notamment écopé d’une peine de 4 ans de prison dont 2 ans fermes aménageables et d’une inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire, ainsi qu’une amende de 100 000 euros.

Le Pen est arrivée au palais de justice sans s’exprimer devant la presse. Dans la salle d’audience, bondée de journalistes et de membres du public, elle s’est tenue silencieuse devant un panel de trois juges.

L’audience doit se poursuivre jusqu’au 12 février, avec un verdict attendu avant l’été.

Avant sa condamnation l’an dernier, Le Pen était largement considérée comme la favorite pour succéder au président Emmanuel Macron en 2027.

L’affaire porte sur l’utilisation par les responsables du RN (à l'époque le Front National) de fonds européens destinés aux assistants parlementaires, qui auraient été employés entre 2004 et 2016 pour des activités politiques internes au parti, en violation des règles de l’UE.

Lors du premier jugement, les magistrats ont estimé que Le Pen était au cœur d’un système organisé pour détourner ces fonds, notamment pour payer son garde du corps et son chef de cabinet. Bien que la cour n’ait relevé aucun enrichissement personnel, elle a conclu à une utilisation inappropriée de fonds publics.

Le Pen et ses co-prévenus ont toujours nié tout délit. Devant le tribunal mardi, elle a affirmé qu’il n’y avait aucune intention de commettre un délit et a reproché au Parlement européen de ne pas avoir relevé d’anomalies à l’époque.

"Nous n'avons absolument rien dissimulé ni dans les contrats, ni dans l’organigramme", a-t-elle insisté.

Sa position a été contestée par Patrick Maisonneuve, avocat du Parlement européen, qui a rejeté les allégations de contrôles insuffisants.

Alors que le procès de l'affaire des assistants parlementaires du FN a repris, Marine Le Pen a été invitée par la cour à présenter à la barre
Alors que le procès de l'affaire des assistants parlementaires du FN a repris, Marine Le Pen a été invitée par la cour à présenter à la barre Valentin Pasquier/Copyright 1970 The AP. All rights reserved.

Au total, 11 prévenus, ainsi que le RN en tant qu’entité morale, font appel de leur condamnation et seront entendus devant le tribunal.

Le vétéran du parti et ancien eurodéputé, Bruno Gollnisch, a réaffirmé sa ligne de défense, soutenant que les assistants parlementaires de l’UE étaient nécessairement impliqués dans l’activité politique nationale et que "la politique est un sport collectif".

Les conséquences politiques de l’appel pourraient être considérables. Si Le Pen est finalement empêchée de se présenter en 2027, l’attention se tournera vers Jordan Bardella, président du RN âgé de 30 ans.

Plusieurs sondages suggèrent déjà que Bardella pourrait remporter les deux tours de l'élection présidentielle.

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