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Répression des manifestations en Iran : la Maison Blanche réfléchit à "des options très fortes"

Le président américain Donald Trump marche sur la pelouse sud de la Maison Blanche, le dimanche 11 janvier 2026, à Washington
Le président américain Donald Trump marche sur la pelouse sud de la Maison Blanche, le dimanche 11 janvier 2026, à Washington Tous droits réservés  AP Photo/Jose Luis Magana
Tous droits réservés AP Photo/Jose Luis Magana
Par Jeremiah Fisayo-Bambi & Vincent Reynier & AP
Publié le
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Selon la secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, le président américain souhaite examiner des messages privés des responsables du régime iranien avant de décider d'une éventuelle intervention militaire.

Le président américain Donald Trump étudie plusieurs options après avoir reçu des messages de Téhéran, alors que la répression violente des manifestations a déjà fait plus de 640 morts, a déclaré la Maison Blanche lundi.

Donald Trump a menacé à plusieurs reprises Téhéran d'une intervention militaire si la République islamique recourait à la violence contre les manifestants antigouvernementaux, une ligne rouge que Washington estime que l'Iran "commence à franchir" et qui a amené le président américain et son équipe de sécurité nationale à réfléchir à des "options très fortes".

Les médias indiquent que les responsables du Pentagone ont discuté d'attaques de missiles à longue portée, ainsi que d'opérations cybernétiques et de réponses à des campagnes psychologiques.

Selon la secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, Donald Trump examine actuellement les messages des responsables du régime iranien.

"Ce que vous entendez publiquement de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration reçoit en privé, et je pense que le président a intérêt à examiner ces messages", a-t-elle déclaré lundi aux journalistes.

"Cela dit, le président a montré qu'il n'avait pas peur d'utiliser des options militaires s'il le jugeait nécessaire, et personne ne le sait mieux que l'Iran".

Trump impose des droits de douane de 25 % aux partenaires commerciaux de l'Iran

Cette déclaration est intervenue quelques heures après que Donald Trump a annoncé sur sa plateforme Truth Social qu'il imposait des droits de douane de 25 % aux pays commerçant avec l'Iran "avec effet immédiat".

"À compter d'aujourd'hui, tout pays faisant des affaires avec la République islamique d'Iran devra payer des droits de douane de 25 % sur tous les échanges réalisés avec les États-Unis d'Amérique", indique la publication.

La Chine, les Émirats arabes unis, la Turquie, le Brésil et la Russie figurent parmi les partenaires commerciaux de Téhéran. La Maison Blanche n'a pas souhaité donner de précisions sur l'annonce de Trump concernant les droits de douane.

Un rassemblement en soutien aux manifestations iraniennes à Francfort, en Allemagne, le lundi 12 janvier 2026
Un rassemblement en soutien aux manifestations iraniennes à Francfort, en Allemagne, le lundi 12 janvier 2026 Boris Roessler/(c) Copyright 2026, dpa (www.dpa.de). Alle Rechte vorbehalten

Karoline Leavitt a confirmé que l'envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, sera un acteur clé pour engager le dialogue avec Téhéran.

Par ailleurs, le vice-président JD Vance, le secrétaire d'État Marco Rubio et les principaux responsables du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche ont commencé à se réunir vendredi pour élaborer une "série d'options", allant d'une approche diplomatique à des frappes militaires.

Ces options seront présentées à Donald Trump dans les jours à venir, selon plusieurs médias américains.

Téhéran ouvert aux pourparlers mais "prêt à la guerre"

Les manifestations en cours en Iran sont les plus importantes dans le pays depuis des années.

Elles ont été déclenchées par l'effondrement de la monnaie iranienne et se sont transformées en une opposition plus large au régime répressif du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

Selon le dernier bilan de l'ONG Iran Human Rights, au moins 648 personnes ont été tuées depuis le début de la mobilisation, il y a trois semaines, et plus 10 000 manifestants ont été arrêtés.

Cette image diffusée sur les réseaux sociaux montrerait des images d'une morgue où gisent des dizaines de corps à Kahrizak, dans la province de Téhéran
Cette image diffusée sur les réseaux sociaux montrerait des images d'une morgue où gisent des dizaines de corps à Kahrizak, dans la province de Téhéran UGC via AP

L'Iran, par l'intermédiaire du président du Parlement, a averti que l'armée américaine et Israël seraient des "cibles légitimes" si Washington recourait à la force pour protéger les manifestants, tandis que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a déclaré que Téhéran était ouvert aux pourparlers mais restait "prêt à la guerre".

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