Une minule de silence a été observée par les spectateurs venus assister à la dernière épreuve de la Coupe du monde de ski, dans la station suisse de Crans-montana
Les spectateurs de la dernière épreuve de la Coupe du monde de ski à Crans-Montana ont observé une minute de silence pour rendre hommage aux victimes de l'incendie qui a coûté la vie à des dizaines de personnes dans un bar pendant les célébrations du Nouvel An. Des banderoles autour du site arboraient également une inscription commémorative en l'honneur des victimes.
Des banderoles autour du site arboraient également une inscription commémorative en l'honneur des victimes.
40 personnes ont perdu la vie dans l'incendie, tandis que 116 autres ont été blessées.
L'enquête se poursuit un mois après le drame
Les propriétaires français du bar "Le Constellation", Jacques et Jessica Moretti, sont soupçonnés d'homicide par négligence, de blessures involontaires et d'incendie par négligence. Les enquêteurs pensent que des bougies festives ont déclenché l'incendie en se rapprochant trop du plafond, qui était recouvert d'un matériau insonorisant. Ils cherchent à déterminer si ce matériau pourtant hautement inflammable était conforme à la réglementation et si l'utilisation de bougies était autorisée dans le bar.
Les autorités valaisannes ont annoncé un élargissement significatif de l’instruction pénale en cours. Dès le début du mois de février, la justice a officiellement mis en cause deux figures clés : l’actuel responsable de la sécurité municipale ainsi que son prédécesseur. Il leur est reproché de graves manquements liés aux protocoles de contrôle et aux inspections de sécurité pourtant rendus obligatoires par la réglementation.
Bien que l’instruction s’accélère, les principaux mis en cause ne sont pas actuellement derrière les barreaux. Jacques Moretti a été libéré le 23 janvier dernier après deux semaines de détention préventive. Sa libération a toutefois été assortie de conditions strictes : le versement d'une caution de 200 000 francs suisses, l'obligation de pointer quotidiennement dans un poste de police et la confiscation de ses papiers d'identité pour prévenir tout risque de fuite vers d'autres pays.
En raison de la présence de victimes étrangères, une étroite collaboration transfrontalière s'est mise en place. Des procureurs italiens et français suivent l'évolution de la procédure de très près, travaillant de concert avec le ministère public valaisan pour garantir que les droits des ressortissants de leurs pays respectifs soient pleinement respectés.