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France : jugés pour meurtres, deux jumeaux à l'ADN identique mettent à la peine les enquêteurs

Une cycliste passe devant des véhicules de la police française devant le tribunal correctionnel du Quai des Orfèvres à Paris, le lundi 16 novembre 2015
Une cycliste passe devant des véhicules de la police française devant le tribunal correctionnel du Quai des Orfèvres à Paris, le lundi 16 novembre 2015 Tous droits réservés  AP Photo/Peter Dejong
Tous droits réservés AP Photo/Peter Dejong
Par Euronews
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Une expertise ADN a permis d'identifier "la présence de l'un des frères" lors d'une tentative de meurtre le 3 octobre 2020. Mais alors que les deux jumeaux possédent un ADN parfaitement identique, les enquêteurs ne parviennent pas à identifier le coupable.

L'histoire pourrait être tirée d'un ouvrage d'Agatha Christie, elle est pourtant bien réelle. Deux frères jumeaux sont actuellement jugés pour plusieurs meurtres et tentatives de meurtres commis fin 2020, dans une affaire insolite rapportée par Le Parisien.

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Le problème : Samuel et Jérémy Y., âgés de 33 ans sont des jumeaux monozygotes, et leur ADN est donc parfaitement identique, rendant leur identification impossible et compliquant considérablement la tâche des enquêteurs.

L'un des frères était présent sur une scène de crime, mais lequel ?

Aux côtés de trois autres personnes, les deux suspects sont jugés pour les meurtres de deux jeunes hommes - Tidiane B., 17 ans et Sofiane M., 25 ans - le 14 septembre 2020, ainsi que pour des tentatives de meurtres le 3 octobre de la même année, à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis.

Une expertise ADN effectuée sur la Kalachnikov utilisée dans la fusillade du 3 octobre a permis d'identifier "la présence de l'un des frères Y.", comme l'a confirmé l'un des experts mandatés dans le cadre de l'enquête.

En revanche, impossible de déterminer lequel des deux était présent sur la scène du crime ce jour-là. "Il n'a pas été possible de mettre un prénom derrière un individu", a confirmé le brigadier-chef de la brigade criminelle lors du procès.

Le commandant Dumas a déclaré au Parisien que les deux frères jumeaux utilisent depuis longtemps cette particularité génétique à leur avantage pour brouiller les pistes dans le cadre de leurs activités.

"Ils échangent les fringues comme les lignes téléphoniques, les pièces d'identité", explique-t-il. "Depuis très longtemps, ils ont joué de cette gémellité dans leur parcours de délinquant. Seule leur mère pourrait les différencier".

Ne pouvant se fier à l'expertise ADN, les enquêteurs se sont penchés sur les appels téléphoniques, les images de surveillance et les écoutes pour tenter d'identifier lequel des deux frères se trouvait sur le site de la fusillade le 3 octobre 2020.

Le procès doit se poursuivre jusqu'à la fin du mois.

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