Dans la capitale, quatre personnes ont été tuées, dont un garçon de 12 ans, selon le maire Vitali Klitschko, qui a dénoncé des frappes constituant « un crime de guerre contre des civils innocents ». Six personnes ont péri à Odessa, tandis qu’un mort et dix blessés ont été signalés à Dnipro.
Les secours ont travaillé toute la nuit pour éteindre les incendies et dégager les décombres, alors que le bilan provisoire atteignait au moins 16 morts et plus de 80 blessés à la mi-journée du 16 avril.
Ces attaques interviennent dans un contexte de pression aérienne accrue, alors que le conflit s’inscrit dans une guerre d’usure qui a dépassé les 800 jours. Kyiv accuse la Russie de viser délibérément des zones civiles et des infrastructures énergétiques, ce que Moscou dément en affirmant cibler uniquement des objectifs militaires. Le 6 avril, l’état-major ukrainien a revendiqué la reprise de douze localités et d’environ 480 kilomètres carrés, malgré des combats toujours intenses autour de Pokrovsk et de Soumy, où les lignes n’ont guère bougé depuis.
Sur le plan diplomatique, les efforts des États-Unis et de l’Union européenne n’ont pas permis d’avancée vers un cessez-le-feu. Les deux camps s’accusent de violations répétées, Kyiv évoquant près de 7 700 infractions russes au 12 avril, un chiffre désormais porté à plus de 8 000 selon les dernières déclarations officielles.
De leur côté, des évaluations militaires françaises actualisées au 12 avril font état de gains territoriaux limités, mais d’une intensification des frappes en profondeur, notamment des attaques ukrainiennes contre le terminal pétrolier de Feodossia, en Crimée, touché à plusieurs reprises ces deux dernières semaines. Les analystes militaires et observateurs OSINT évoquent une nouvelle phase du conflit, marquée par la multiplication des frappes de drones et une pression accrue sur les infrastructures énergétiques avant l’été.