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"Le football sert à unir la société" : Lamine Yamal tacle la sortie raciste de Mariano Rajoy

Yamal, pendant la conférence de presse d'hier.
Yamal, pendant la conférence de presse d’hier. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Cristian Caraballo
Publié le Mis à jour
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Le jeune footballeur Lamine Yamal a défendu le rôle social du football dans la société après les propos jugés racistes du vétéran de la droite espagnole Mariano Rajoy sur les origines de joueurs de l'équipe de France.

La chronique que Mariano Rajoy rédige pour "El Debate" après chaque match de la sélection espagnole continue de faire parler, plusieurs jours après sa publication. Après le quart de finale de son équipe face à la Belgique, il s'était notamment montré très critique envers l’équipe de France et l’origine d’une partie de ses joueurs. S'il a reconnu qu'il s'agissait d'une équipe de "très haut niveau", il a ajouté qu'elle était "sans Français".

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Alors que la Roja s'apprête à affronter l'Équipe de France pour une place en finale, le sujet a ressurgi lors de la conférence de presse de Lamine Yamal. L'attaquant de 19 ans n’a pas éludé la question, mais il a évité le piège de la polémique. Il a affirmé que le match de mercredi sera "l’un des plus beaux que l’on puisse jouer en Coupe du monde" et a défendu le rôle social du football comme outil d’intégration.

"Si le football sert à quelque chose, c’est à unir, à intégrer, au niveau de la société. Et il n’y a pas meilleur exemple que le France et nous. Nous sommes des exemples d’intégration et le foot, c’est ça, pas de parler de ce qu’a dit une autre personne", a lâché le joueur du FC Barcelone, qui n'a pas voulu s'épancher davantage sur la sortie raciste de l'ancien politique.

Une sortie très critiquée en Espagne et en France

La sortie de Mariano Rajoy a été très largement critiquée en Espagne. Le gouvernement socialiste espagnol, actuellement au pouvoir, a rapidement condamné les déclarations de l'ancien Premier ministre, qui a dirigé le gouvernement espagnol de 2011 à 2018.

Dimanche, le Premier ministre Pedro Sánchez a fait référence à cette polémique sans citer son prédécesseur. "Certains continuent de mesurer l'appartenance à un pays au nom de famille, au lieu de naissance ou à la couleur de peau. D'autres la mesurent à nos racines dans un pays et à notre volonté d'y contribuer. En jouant au football. En prenant soin de nos aînés. Ou en créant des entreprises. France, rendez-vous en demi-finale. Que le meilleur gagne, et que le racisme perde", a écrit le chef d'État, sur X.

Un porte-parole du Parti populaire de Rajoy a affirmé, ce lundi, que ces propos étaient ironiques et dénués de toute intention malveillante. "Ces chroniques sont écrites sans mauvaise intention", a déclaré le porte-parole, Borja Sémper. "Cette expression a été employée sans aucune mauvaise intention."

De l'autre côté des Pyrénées, les critiques se sont également faites très nombreuses. Outre Emmanuel Macron, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a déclaré que "la France n'a pas de couleur de peau". "Toute affirmation contraire relève de la bêtise, du racisme ou d'un mélange des deux."

La veille, le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, avait écrit sur X que "les propos de Mariano Rajoy sur l'équipe de France portent des relents de racisme intolérables", ajoutant qu'"ils interrogent également sur le climat déplorable qui permet l'expression de tels sentiments. Nos joueurs n'ont pas besoin d'un certificat de nationalité délivré par un ancien Premier ministre espagnol".

"Cette équipe de France est composée de joueurs issus d'horizons et d'origines différents", a déclaré, de son côté, Warren Zaïre-Emery, milieu de terrain du PSG et de l'Équipe de France. "C'est aussi le cas du pays. Nous formons un groupe uni, une équipe unie, et c'est tout ce qui compte."

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