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L'Iran frappe ses voisins, Donald Trump menace de bombarder ses centrales électriques

Capture vidéo montrant des tirs de missiles balistiques souterrains des Gardiens de la révolution iranienne lors d’exercices militaires.
Cette capture vidéo montre le tir de missiles balistiques souterrains par les Gardiens de la révolution iraniens lors d'un exercice militaire. Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Jeremiah Fisayo-Bambi & Jean-Philippe Liabot avec AP
Publié le Mis à jour
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De nouvelles explosions ont secoué Téhéran alors que les États-Unis poursuivent, pour une quatrième nuit consécutive, leurs frappes contre l'Iran. Ces opérations interviennent après le rétablissement par Donald Trump du blocus des navires iraniens dans le détroit d'Ormuz.

Mercredi tôt dans la matinée, le Corps des gardiens de la révolution islamique a affirmé avoir ciblé les installations de commandement et de contrôle, logistiques, pétrolières et de matériel militaire de la Ve flotte américaine à Bahreïn, ainsi qu’une base américaine au Koweït, promettant de poursuivre ses frappes contre les intérêts militaires des États-Unis dans la région.

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Cette attaque de Téhéran intervient alors que l’armée américaine affirme de son côté avoir mené une quatrième nuit de frappes contre l’Iran, d’une durée de sept heures, et que le président Donald Trump a rétabli mardi le blocus des navires iraniens dans le détroit d’Ormuz.

Selon les médias locaux, les Gardiens de la révolution (CGRI) ont indiqué que leurs attaques répondaient aux opérations militaires américaines et à leurs tentatives de contrôler le détroit d’Ormuz.

Si Washington continue de tenter de bloquer les exportations de pétrole et de gaz de la région en contrôlant les passages maritimes, le CGRI menace de fermer d’autres voies d’acheminement de l’énergie qui servent les intérêts des États-Unis et de leurs partenaires, selon un communiqué cité par les médias locaux.

Dans ce communiqué, les Gardiens annoncent que les exportations d’énergie de la région seront "pour tout le monde ou pour personne".

Alerte aux missiles à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie

Des alertes aux missiles ont été déclenchées à Bahreïn et au Koweït tôt mercredi matin face à des tirs iraniens entrants, désormais quotidiens, ce qui met davantage à mal le fragile cessez-le-feu dans le conflit.

Les autorités jordaniennes ont également indiqué avoir abattu trois missiles iraniens, tandis que l’armée koweïtienne a fait savoir que des attaques de drones iraniens "hostiles" étaient repoussées par sa défense aérienne.

L’armée iranienne a annoncé avoir visé, pour la deuxième fois, des installations militaires américaines sur la base aérienne jordanienne d’Azraq, revendiquant des attaques contre les trois pays.

L’amiral Brad Cooper, de la marine américaine, qui dirige le Commandement central (CENTCOM), a confirmé dans un communiqué que l’Iran avait lancé des dizaines de missiles et de drones contre des pays arabes voisins du Golfe.

Dans un autre communiqué, l’armée américaine a indiqué que ses forces avaient mené une nouvelle vague de frappes en réimposant le blocus, touchant des dizaines de cibles pendant sept heures, a précisé mercredi le Commandement central.

"Des avions de chasse, des drones et des bâtiments de la marine américaine ont tiré des munitions de précision contre des sites de missiles et de drones iraniens, des capacités navales et des systèmes de défense côtière au cours de cette série de frappes de sept heures, afin de réduire encore la capacité de l’Iran à menacer le trafic commercial et les équipages civils", a écrit le CENTCOM sur X.

Le président Donald Trump s’exprime lors de sa rencontre avec le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, mardi 14 juillet 2026, à Washington. (AP Photo/Julia
Le président Donald Trump s’exprime lors de sa rencontre avec le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, mardi 14 juillet 2026, à Washington. (AP Photo/Julia AP Photo

Parallèlement, le président américain Donald Trump a menacé de frapper les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne venait pas à la table des négociations.

Lors d’une interview télévisée, il a déclaré que les États-Unis attaqueraient les centrales électriques et les ponts la semaine prochaine.

"Je garderai les cibles énergétiques pour la fin, mais nous frapperons finalement les infrastructures énergétiques", a affirmé Trump lors d’une interview accordée mardi soir à la chaine Fox News.

" Nous allons mettre toutes leurs centrales hors d’état. Nous allons détruire leurs ponts, à moins qu’ils ne viennent à la table et ne négocient", a-t-il ajouté.

Ce n’est pas la première fois que Trump profère une telle menace.

Les frappes de représailles menées depuis plusieurs jours par l'Iran à travers le Moyen-Orient, ainsi que la lutte engagée par Téhéran et Washington pour le contrôle du détroit d'Ormuz, font craindre une nouvelle escalade militaire plus large dans la région.

Cette voie maritime stratégique, par laquelle transite en temps normal près d'un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel, est essentielle à l'approvisionnement énergétique mondial. Toute perturbation prolongée pourrait une fois encore provoquer une flambée des prix de l'énergie et avoir des répercussions sur l'économie mondiale.

Les États-Unis avaient instauré un blocus autour du détroit à la mi-avril, avant de le lever deux mois plus tard, au lendemain de la signature d'un accord intérimaire prévoyant 60 jours de négociations, notamment sur le programme nucléaire iranien.

Mais ces discussions sont désormais au point mort.

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