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Vague de chaleur de juin : plus de 5 800 décès supplémentaires en France

Les décès ont augmenté dans tous les lieux — hôpitaux, domiciles privés et maisons de retraite — avec près de la moitié survenant à l’hôpital.
Les décès ont augmenté dans tous les lieux, à l’hôpital, à domicile et en maison de retraite, près de la moitié survenant à l’hôpital. Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved
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Par Giedre Peseckyte
Publié le
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France : 5 764 morts supplémentaires lors de la canicule record du mois dernier, la plus meurtrière depuis 2003

Entre le 17 juin et le 2 juillet, 21 674 personnes sont décédées, contre 15 910 décès qui auraient normalement été attendus sur la même période, selon un bulletin (source en anglais)publié mercredi par l’agence de santé publique, Santé publique France. Contrairement aux précédentes vagues de chaleur, la surmortalité s’est étendue bien au-delà des tranches d’âge les plus avancées.

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L’agence décrit ce bilan comme la plus forte surmortalité toutes causes confondues enregistrée lors d’une canicule depuis 2003, même s’il reste en deçà de la canicule de 2003, qui avait fait près de 15 000 morts en France.

La vague de chaleur de juin en Europe est jugée exceptionnelle non seulement par sa précocité, mais aussi par son intensité et sa durée, qui ont exposé presque toute la population française à des températures extrêmes alors que les écoles et les lieux de travail étaient encore pleinement actifs.

Pour la première fois, une surmortalité toutes causes confondues – pas encore clairement attribuée à la chaleur – a été observée dans toutes les classes d’âge à partir de 15 ans, « démontrant l’intensité exceptionnelle et la durée prolongée de l’exposition de l’ensemble de la population à la chaleur », souligne Santé publique France, qui qualifie ce constat d’inédit.

Les personnes de 75 ans et plus représentent environ les deux tiers du bilan provisoire, avec au moins 3 719 décès supplémentaires, mais l’agence estime aussi des augmentations significatives chez les adultes plus jeunes.

Les décès ont augmenté dans tous les contextes – hôpitaux, domiciles et maisons de retraite –, près de la moitié survenant à l’hôpital.

Le bulletin estime que ces résultats soulignent la nécessité de renforcer les mesures de prévention avant que les températures n’atteignent des niveaux de crise.

« Ces impacts soulignent l’importance de mettre en œuvre des mesures de gestion et de prévention pour réduire les effets de la chaleur sur la population, sans attendre que les impacts sanitaires se manifestent », indique l’agence.

Des données préliminaires de pays d’Europe de l’Ouest, début juillet, estimaient à plus de 4 000 le nombre de décès supplémentaires durant la canicule.

Fin juin, le bureau Europe de l’OMS a appelé les gouvernements à reconnaître la chaleur extrême comme une crise sanitaire et à renforcer la préparation des systèmes de santé.

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