Brexit : positif ou négatif pour l'emploi ?

Brexit : positif ou négatif pour l'emploi ?
Par Anne Glémarec avec APTN, REUTERS
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A dix jours du référendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne dans l'UE, l'emploi est au coeur de la campagne des deux camps.

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Une sortie de l’Union européenne serait-elle créatrice ou destructrice d’emplois?
A dix jours du référendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne, la question divise les milieux économiques britanniques.

Bruxelles bride l’entreprenariat

Tim Martin, fondateur de la chaîne de pubs JD Wetherspoon, qui compte plus de 37.000 salariés, fait campagne pour un Brexit. Pour lui, les réglementations imposées par Bruxelles freinent les créations d’emploi.

Rien ne dit qu’on ne peut pas être un pays prospère. On aura plus d’argent parce qu’on ne le versera plus à l’Union européenne, et cela libérera les forces entrepreneuriales dans le pays,“ affirme-t-il.

De l’importance de normes communes

Le Président de la branche britannique d’Airbus, Paul Kahn, ne partage pas cette aversion des normes. Au contraire. Si l’avionneur européen ne compte pas quitter le pays en cas de Brexit, il pourrait y geler ses investissements et donc ses embauches. “Nous produisons sur la base de standards communs. Si vous introduisez des standards britanniques en plus des standards européens, cela complique tout,“ explique-t-il.

Des bienfaits de l’immigration européenne

Et si les partisans du Brexit accusent les migrants européens de voler le travail des Britanniques, une étude de la London School of Economics démontre au contraire leur effet positif sur l‘économie britannique.

L’Union européenne offre au pays un accès à des professionnels souvent hautement qualifiés, et dont il n’a pas eu à financer l‘éducation. Au final, ces migrants créent même des emplois, ils ne volent pas des emplois aux Britanniques, pour la bonne raison que dans une économie en croissance il y a de la place pour tout le monde,“ assure Swati Dhingra, spécialiste du marché du travail européen.

La Grande-Bretagne affiche un taux de chômage de 5,1%, c’est moitié moins que la moyenne européenne. Plus de 3 millions d’emplois dépendent directement de l’Union européenne dans le pays.

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