EventsÉvènementsPodcasts
Loader
Suivez-nous
PUBLICITÉ

Difficile réforme de la zone euro

Le ministre néerlandais des Finances et le président de l'Eurogroupe
Le ministre néerlandais des Finances et le président de l'Eurogroupe Tous droits réservés REUTERS/Yves Herman
Tous droits réservés REUTERS/Yves Herman
Par Euronews
Publié le
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button

Le président français a fait de la réforme de l’euro l’un des axes majeurs de sa politique européenne. Mais les discussions s’annoncent difficiles.

PUBLICITÉ

La réforme de la zone euro s'enlise. Les ministres des Finances de la monnaie unique sont réunis ce lundi à Bruxelles pour évoquer l'avenir de l'euro. Paris et Berlin disent vouloir reporter au mois de juin les décisions, le temps pour le nouveau gouvernement allemand de préciser sa position. Mais pour le ministre français des Finances il faut agir rapidement. "Quand on voit d’un côté la situation politique dans certains pays européens et de l’autre le risque de guerre commerciale dans le monde (…) il y a une urgence absolue à progresser dans l’intégration de la zone euro ", assure Bruno Le Maire.

Mais les divergences entre les Etats membres sont profondes. Huit pays, principalement du Nord, ne veulent pas partager les risques tant que les dettes nationales ne seront pas suffisamment réduites. "_C'est une question de conditionnalité. Il doit y avoir tout d'abord une réduction du risque et ensuite une mutualisation du risque _", précise le ministre néerlandais des Finances, Wopke Hoekstra.

Le scrutin italien a aussi changé la donne. L'arrivée possible de formations populistes au gouvernement pourrait ralentir le processus de réforme selon le directeur du CEPS (Centre for European Policy Studies), Daniel Gros. "_Même Paris doute du partage du risque car l'Italie démontre désormais qu'elle peut être un pays, un grand pays, dont les partis politiques en fin de compte pourraient ne pas respecter les règles. Donc les ambitions de réforme de la zone euro doivent être revues à la baisse _", juge-t-il. 

Dans le contexte actuel, il est trop ambitieux selon les experts d'imaginer l'adoption d’une réforme pour le printemps 2019.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

The Brief : Les grands défis de Centeno à la tête de l'Eurogroupe

La Banque centrale européenne maintient ses taux d'intérêt pour contrôler l'inflation

Pourquoi la réélection de Trump pourrait-elle affecter l'économie européenne à hauteur d'au moins 150 milliards d'euros ?