Berlin dévoile son plan diesel

Berlin dévoile son plan diesel
Par Pierre Michaud
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Alors que plusieurs villes menacent d'interdire les diesels polluants, le gouvernement dévoile les contours des accords diesels, négociés avec les constructeurs.

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1,4 millions de véhicules diesels jugés trop vieux circulent aujourd'hui en Allemagne. D'ici au 1er janvier 2019, leurs propriétaires devront acheter un véhicule plus moderne ou modifier leur voiture trop polluante.

Le gouvernement allemand a dévoilé lundi les contours des accords sur le diesel, trouvés avec les constructeurs après d'âpres négociations.

Svenja Schulze, la ministre allemande de l'environnement, se félicite : **"C'est une bonne nouvelle pour les nombreux propriétaires de voitures diesel, particulièrement pour les personnes habitant dans les zones très polluées."
**

En effet, les villes allemandes les plus polluées, comme Francfort, s'apprêtent à interdire la circulation des véhicules roulant avec des moteurs aux normes Euro 4 et Euro 5. La norme actuelle étant l'Euro 6.

Au total 46,5 millions de voitures circulent en Allemagne. Près d'un véhicule sur cinq est équipé d'un moteur diesel ancien. Les constructeurs privilégient un prime à l'échangé généreuse plutôt que de lourds travaux de mise aux normes.

Les constructeurs comme Daimler ou Volkswagen sont prêts à garantir des primes de reprise. Toutefois, il reste la question difficile de la prise en charge de la mise aux normes de certains véhicules diesels existants. Les réparations pourraient s'avérer très coûteuses pour les constructeurs et poser des problèmes dans le futur.

Svenja Schulze précise : "Selon nous, les réparations devraient être prises en charge par l'industrie automobile. Lorsque c'est possible et lorsqu'ils le choisissent, les propriétaires de diesels devraient pouvoir obtenir une offre des constructeurs, lesquels prendraient en charge la facture."

Des trois principaux constructeurs allemands, seul BMW a refusé de réparer de vieux de véhicules. Selon les estimations, cette option pourrait coûter des dizaines de milliards d'euros pour l'industrie automobile, 3 000 euros par voiture en moyenne.

Les primes à l'échange ont donc les faveurs des constructeurs, pour renouveler le parc automobile et garantir la sécurité des emplois dans un secteur stratégique en Allemagne.

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