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Un accord pour relancer l’économie européenne et ménager les Etats membres

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Par Grégoire Lory
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Les ministres des Finances de l’UE ont trouvé un compromis pour répondre à la crise financière provoquée par le coronavirus. Le principe d’un emprunt européen n’est pas validé, ni rejeté. L’obtention des lignes de crédit est assouplie.

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D'une seule voix l'ensemble de l'UE salue l'accord conclu par les ministres des Finances pour relancer l'économie européenne. Mais après la satisfaction, place aux différentes interprétations de ce texte.

L'idée d'un emprunt européen, les obligations corona, est toujours rejetée. Dès lors pour satisfaire les pays du Sud, les 27 acceptent de ne pas imposer de conditions pour recourir au Mécanisme européen de stabilité (MES), comme ce fut le cas avec la Grèce au lendemain de la crise de 2008. Sous le nom de troïka, la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fond monétaire international avaient conditionné leur soutien financier à un ensemble de réformes structurelles auxquelles devait se plier Athènes. Les autorités grecques devaient alors scrupuleusement respecter ces mesures pour pouvoir obtenir ces fonds. Cette conditionnalité avait provoqué un profond ressentiment en Grèce.

Afin d’éviter tout sentiment d’humiliation, l’UE se veut donc plus souple dans le cadre de la pandémie. Si le MES est employé "pour des dépenses de santé ou des dépenses liées à la crise, au covid-19, alors ces lignes de crédit seront ouvertes sans voir la troïka arriver dans votre pays et vous dire comment diriger votre pays", explique le ministre maltais des Finances, Edward Scicluna.

Ce compromis satisfait aussi le Parlement européen. Pour le groupe libéral cette réponse n'est cependant qu'un premier pas pour faire face aux besoins d’urgence sanitaire et pour sauver les entreprises. Les libéraux veulent se projeter vers l’avenir. "Nous devons réfléchir maintenant à un plan massif de relance une fois que la crise sera finie", insiste l’eurodéputé Dacian Ciolos.

Cet accord doit désormais être validé par les chefs d'Etat et de gouvernement. La réunion est prévue le 23 avril.

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