Pauvreté : état des lieux dans l'Union européenne

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Par Efi Koutsokosta
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Alors que la pandémie de coronavirus devrait aggraver le sort des plus pauvres dans l'Union européenne, nous faisons le point sur le situation actuelle en marge d'une édition de Real Economy sur la réponse de l'UE en la matière.

La pandémie de coronavirus risque d'aggraver le sort de ceux qui sont déjà dans une situation de précarité et de faire basculer davantage de personnes dans la grande pauvreté. L'Union européenne agit déjà en la matière par le biais de financements spécifiques qui s'adressent déjà aux plus démunis dans le cadre du Fonds européen FEAD en attendant les effets du futur plan de relance.

"Privation matérielle sévère" : définition

Dans les statistiques européennes, les plus pauvres sont qualifiés de "personnes en situation de privation matérielle sévère".

Par manque de ressources, ils ne peuvent pas régler leur loyer ou leurs factures, chauffer convenablement leur domicile, consommer de la viande, du poisson ou un équivalent protéiné tous les deux jours, partir en vacances une semaine par an, s'acheter une voiture, une machine à laver, une télévision couleur, ni payer une connexion téléphonique.

5,6% de la population de l'UE en 2019

L'an dernier, 5,6% de la population de l'Union européenne était dans cette situation, soit environ 24 millions de personnes. Et on s'attend à ce que la pandémie de coronavirus fasse grimper leur nombre. Ce risque est particulièrement élevé chez les jeunes, ceux qui sont peu instruits et les familles monoparentales, notamment les mères célibataires.

La Bulgarie (19,9%), la Grèce (15,9%) et la Roumanie (12,6%) affichaient l'an dernier, les plus grandes proportions de population entrant dans cette catégorie.

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