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Zone euro : l'inflation baisse moins que prévu en février, à 8,5% (Eurostat)

Zone euro: l'inflation baisse moins que prévu en février, à 8,5%
Zone euro: l'inflation baisse moins que prévu en février, à 8,5% Tous droits réservés AP Photo/Olivier Matthys
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Par euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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Zone euro : l'inflation baisse moins que prévu en février, à 8,5% (Eurostat). Le ministre français de l'Economie annonce un dispositif de soutien qui pourrait entrer en vigueur le 15 mars

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Certes, le taux d'inflation annuel de la zone euro a reculé en février pour le quatrième mois consécutif, à 8,5% sur un an, selon Eurostat, mais la baisse est moins forte que prévu en raison des tarifs élevés de l'alimentation.

L'inflation a atteint son point le plus haut en octobre dernier, à 10,6%, après un an et demi de hausse ininterrompue, accélérée par la guerre en Ukraine.

Mais après des baisses marquées en novembre, décembre et janvier, grâce à une accalmie sur les prix de l'énergie (électricité, gaz, pétrole), le ralentissement de l'inflation a donc marqué un coup d'arrêt le mois dernier.

Il s'explique d'abord par l'accélération des prix de l'alimentation. En hausse de 15% sur un an en février, ils sont devenus le premier moteur de l'inflation, passant devant l'énergie dont les tarifs ont progressé en moyenne de 13,7%, selon les données publiées jeudi par l'office européen des statistiques.

Dans les services, l'inflation accélère aussi légèrement à 4,4% (+0,2 point).

Parmi les 20 pays de la zone euro, les taux d'inflation les plus faibles en février ont été enregistrés au Luxembourg (4,8%) et en Belgique (5,5%).

La France (7,2%) fait toujours partie des pays les mieux lotis, faisant bien mieux que l'Italie (9,9%) ou l'Allemagne (9,3%).

Comme les mois précédents, l'inflation a été la plus forte dans les pays baltes, Lettonie (20,1%), Estonie (17,8%) et Lituanie (17,2%), d'après les données harmonisées d'Eurostat.

Des mesures de soutien en France

Face à la forte hausse des prix de l'alimentation, supérieure à 14% sur un an en février, le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire s'est dit jeudi favorable à un dispositif de soutien "qui touche tous nos compatriotes".

"Tout le monde est touché par l'inflation alimentaire", a insisté le ministre lors d'un déplacement au Salon de l'agriculture à Paris.

Par conséquent, et malgré la volonté affichée par le gouvernement d'en finir avec l'onéreux +quoi qu'il en coûte+ décrété depuis la pandémie de Covid-19, "je ne suis pas favorable à un dispositif trop ciblé", a-t-il ajouté.

"Je suis favorable à un dispositif qui touche tous nos compatriotes, toutes les classes moyennes, tous les Français", a poursuivi Bruno Le Maire, qui souhaite qu'il entre en vigueur d'ici le 15 mars.

Pour limiter le coût de ce dispositif encore flou, le ministre appelle les distributeurs et les grands industriels à "faire leur part du chemin".

"Tout ne peut pas être payé par l'Etat", a-t-il insisté.

"Les distributeurs sont prêts à faire des gestes supplémentaires, les industriels comprennent aussi la difficulté de la situation. Je suis convaincu que nous pourrons trouver cet accord collectif dans les jours qui viennent, qui permettra de partager le poids de l'inflation", a conclu Bruno Le Maire.

Alors que l'idée d'un "panier anti-inflation", lancée par la ministre déléguée au Commerce Olivia Grégoire, est évoquée depuis plusieurs semaines pour garantir des prix bas sur une sélection de produits de grande consommation, le ministre a assuré ne pas être "attaché à un nom de baptême particulier".

"Il ne s'agit pas d'avoir des prix les plus bas possibles sur tous les produits sans exception", mais "d'offrir une porte de sortie à tous les consommateurs qui peinent à boucler les fins de mois, en leur disant que sur un certain nombre de produits, ils trouveront les prix les plus bas possibles", a précisé Bruno Le Maire.

En hausse régulière depuis 2022, les prix de l'alimentation devraient encore connaître une augmentation dans les prochains mois, à la suite des négociations commerciales annuelles entre les supermarchés et leurs fournisseurs, qui se sont achevées mercredi soir.

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