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Ørsted gagne 5 % après qu'un juge américain autorise la reprise d'un parc éolien américain à l'arrêt

ARCHIVES. Des éoliennes tournent au parc éolien de Block Island, le 7 déc. 2023, au large de Block Island (Rhode Island), lors d'une visite organisée par Ørsted.
Photo d’archives. Des éoliennes tournent au parc éolien de Block Island, 7 déc. 2023, au large de Block Island (Rhode Island), lors d’une visite organisée par Orsted. Tous droits réservés  AP/Julia Nikhinson
Tous droits réservés AP/Julia Nikhinson
Par Una Hajdari
Publié le
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Le titre de l’énergéticien danois a gagné 5 % après l’octroi, par un tribunal fédéral, d’une injonction préliminaire, permettant la reprise du projet éolien en mer.

Le titre Ørsted a progressé d’environ 5 % mardi après qu’un juge fédéral à Washington a autorisé l’entreprise et ses partenaires à reprendre les travaux du projet d’éolien en mer Revolution Wind, d’un montant de 5 milliards de dollars (4,28 milliards d’euros), mis en veilleuse par l’administration Trump.

Dans une ordonnance du tribunal fédéral du district de Columbia, le juge a accordé une mesure provisoire suspendant une directive d’arrêt des travaux en date du 22 décembre, émise par le Bureau of Ocean Energy Management (BOEM), l’agence du département de l’Intérieur chargée de superviser le développement des énergies en mer dans les eaux fédérales. Les travaux peuvent donc reprendre pendant que l’affaire suit son cours.

La décision supprime un obstacle réglementaire majeur au projet, tandis qu’une contestation judiciaire plus large se poursuit, l’administration du président américain Donald Trump cherchant à bloquer l’extension de l’éolien en mer dans les eaux fédérales.

La plainte déposée par Revolution Wind vise la suspension de décembre décidée par le BOEM ainsi qu’une précédente ordonnance du directeur datée du 22 août, qui, selon les développeurs, a illégalement perturbé les travaux.

Même si le tribunal ne s’est pas encore prononcé sur le fond de l’affaire, l’injonction permet aux activités de construction concernées de reprendre immédiatement.

« L’action du tribunal permettra au projet Revolution Wind de relancer immédiatement les activités concernées, tandis que la procédure sous-jacente progresse », a déclaré l’entreprise dans un communiqué.

Elle a ajouté qu’elle évaluerait la meilleure façon de travailler avec l’administration américaine pour parvenir à une « résolution rapide et durable ».

La reprise du chantier est attendue dès que possible, la sécurité étant décrite comme la priorité absolue.

Les développeurs affirment que le projet vise à fournir une électricité abordable et fiable au Nord-Est des États-Unis, où les États se tournent de plus en plus vers l’éolien en mer pour atteindre leurs objectifs climatiques et renforcer la résilience du réseau.

La décision constitue un revers pour les efforts du président Donald Trump visant à freiner le développement de l’éolien en mer.

Depuis son retour à la Maison Blanche, Trump a à plusieurs reprises critiqué l’énergie éolienne et promis de réduire le soutien fédéral aux projets d’énergies renouvelables, invoquant des préoccupations environnementales, économiques et liées aux permis.

Plusieurs projets approuvés sous les précédentes administrations ont été mis en pause ou soumis à un nouvel examen.

Revolution Wind est une coentreprise à parts égales (50/50) entre Skyborn Renewables, de Global Infrastructure Partners, et Ørsted, le plus grand développeur d’éolien en mer au monde.

Les investisseurs considèrent le projet comme un test clé pour l’avenir de l’éolien en mer aux États-Unis dans un environnement politique plus hostile.

Ørsted est confronté à des défis croissants sur le marché américain, notamment des coûts de financement plus élevés, des tensions sur la chaîne d’approvisionnement et une incertitude réglementaire, ce qui l’a amenée à réévaluer une partie de son portefeuille nord-américain.

La société soutient toutefois, de manière constante dans ses déclarations précédentes, que l’éolien en mer demeure essentiel pour la décarbonation à long terme et pour répondre à la hausse de la demande d’électricité.

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