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Le pétrole à 110 $ le baril après des frappes israéliennes sur des sites énergétiques

Puits du champ pétrolifère de San Ardo, Californie, États-Unis, mars 2026
Puits du champ pétrolifère de San Ardo, Californie, États-Unis, mars 2026 Tous droits réservés  AP Photo/Nic Coury
Tous droits réservés AP Photo/Nic Coury
Par Quirino Mealha
Publié le Mis à jour
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Le Brent grimpe à 110 dollars le baril après une attaque israélienne en Iran; les Gardiens de la révolution iranienne menacent des sites énergétiques du Golfe, jugés « cibles légitimes ».

Le prix du baril de Brent a atteint 110 dollars mercredi après-midi, après que les médias d'État iraniens ont annoncé qu'une partie du champ gazier de South Pars, le plus grand complexe du pays, ainsi que l'installation pétrolière d'Asaluyeh, avaient été ciblés par Israël.

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Dans le même temps, le WTI, référence américaine, progressait également et s'échangeait autour de 98 dollars le baril au moment de la rédaction de ces lignes.

En réaction aux dernières frappes israéliennes, les Gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont déclaré que certains sites énergétiques du Golfe redevenaient « cibles légitimes ».

La perspective d'une escalade et d'un enlisement du conflit au Moyen-Orient, avec à la clé de nouvelles destructions d'infrastructures énergétiques et, par ricochet, des perturbations sur les marchés mondiaux, a de nouveau propulsé les cours du pétrole à la hausse.

Cette envolée intervient malgré d'autres nouvelles positives qui, en temps normal, exerceraient une pression à la baisse sur les marchés de l'énergie.

L'Arabie saoudite a confirmé mercredi que sa plus grande raffinerie, Ras Tanura, avait redémarré ses opérations le 13 mars.

Par ailleurs, l'administration Trump a officiellement annoncé une dérogation de 60 jours au Jones Act, une loi maritime vieille d'un siècle qui réserve le transport de marchandises entre ports américains aux navires construits, détenus, battant pavillon et armés aux États-Unis.

Mais face à la montée des tensions et à la multiplication des attaques contre les infrastructures pétrolières, ces évolutions potentiellement atténuantes n'ont eu aucun effet pour contenir les prix.

Administration Trump : dérogation au Jones Act confirmée

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé la décision de l'administration Trump d'accorder une dérogation de 60 jours au Jones Act.

Cette mesure lève, pour une durée limitée, les restrictions sur le transport de marchandises entre ports américains et permet à des pétroliers étrangers d'acheminer, à moindre coût, des ressources essentielles comme le pétrole, le gaz et les engrais le long des côtes des États-Unis.

La porte-parole de la Maison-Blanche annonce la dérogation au Jones Act

Dans un message publié mercredi sur X, Karoline Leavitt a expliqué que cette décision constituait « une étape supplémentaire pour atténuer les perturbations à court terme sur le marché pétrolier, alors que l'armée américaine continue de remplir les objectifs de l'opération Epic Fury ».

La dernière dérogation au Jones Act remontait à octobre 2022, pour un pétrolier ravitaillant Porto Rico après le passage de l'ouragan Fiona.

Avant cela, l'administration Biden avait assoupli temporairement la loi en 2021 au bénéfice du raffineur Valero Energy, après qu'une cyberattaque eut paralysé un important oléoduc d'approvisionnement de la côte Est.

Trump accentue la pression sur ses alliés pour sécuriser le détroit d'Ormuz

Parallèlement, le président américain Donald Trump a de nouveau mis la pression sur ses alliés pour qu'ils rejoignent une mission navale d'escorte visant à sécuriser le détroit d'Ormuz et à normaliser le trafic maritime dans la région.

Dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump a fait valoir que les pays alliés ont besoin d'emprunter le détroit d'Ormuz, contrairement aux États-Unis, et les a avertis qu'ils pourraient se retrouver à en assurer seuls la sécurité une fois la guerre terminée.

Le président Trump accentue la pression sur ses alliés

Depuis la demande initiale de Donald Trump, aucun engagement ferme n'a été pris, mais lundi, le Wall Street Journal a indiqué que la Maison-Blanche envisage d'annoncer dès cette semaine que plusieurs pays ont accepté de participer à la mission d'escorte.

Selon le quotidien, les responsables américains débattent encore de l'opportunité de lancer une telle opération avant ou après la fin de la guerre.

Réunis à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont évoqué l'extension de la mission navale Aspides au détroit d'Ormuz, mais ont finalement renoncé à y prendre part.

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