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L'artiste chinois Ai Weiwei est "à la recherche de l'humanité" avec sa rétrospective à Vienne

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L'artiste chinois Ai Weiwei lors de l'ouverture de son exposition "à la recherche de l'humanité" au musée Albertina de Vienne, en Autriche, le 15 mars 2022.
L'artiste chinois Ai Weiwei lors de l'ouverture de son exposition "à la recherche de l'humanité" au musée Albertina de Vienne, en Autriche, le 15 mars 2022.   -   Tous droits réservés  AFP
Par euronews

Comme l'indique le nom de son exposition, Ai Weiwei est "à la recherche de l'humanité" à Vienne en Autriche. L’exposition qui retrace l’évolution de l’activisme politique du célèbre artiste chinois fait l'objet d'une ambitieuse rétrospective au musée Albertina.

Sont présentées plusieurs œuvres évoquant ceux qui fuient la guerre et les persécutions. On y trouve un arrangement de gilets de sauvetage ramassés sur les côtes de l'île grecque de Lesbos, disposés autour d'une boule de cristal géante dans une installation en forme de lotus.

Ce que le plasticien, connu pour ses prises de position engagées, appelle l'actuelle "crise des droits de l'homme et de la liberté d'expression", s'incarne dans une réplique grandeur nature de la cellule où il a été détenu et interrogé après son arrestation en 2011 par la police chinoise.

Sur cette même thématique de privation de liberté, on découvre le tapis de course utilisé par son ami Julian Assange pendant son séjour à l'ambassade d'Equateur à Londres.

L'invasion de l'Ukraine

Cette figure emblématique de la contestation chinoise condamne également l'agression russe qu'il juge "inacceptable". L'invasion de l'Ukraine par la Russie met en évidence les "fondations chancelantes" de la démocratie, selon Ai Weiwei.

L'ouverture de l'exposition arrive à un moment où l'Europe compte plus de 2 millions de réfugiés, et où la Russie a envahi l'Ukraine. Nous sommes actuellement en plein milieu de l'inconnu, de l'incertitude et peut-être même d'une crise très grave qui pourrait mettre nos vies en danger," explique Ai Weiwei lors de l'ouverture de l'exposition le 16 mars.

Ai Weiwei exprime des craintes pour "notre vie en apparence paisible depuis la Seconde Guerre mondiale" et condamne l'agression russe qu'il juge "inacceptable", se disant préoccupé par les divisions qui se multiplient.