Le petit-fils du fondateur d'Hermès envisage de partager sa fortune de plusieurs milliards d'euros avec son jardinier

Nicolas Puech dans sa propriété du sud de l'Espagne, en 2011.
Nicolas Puech dans sa propriété du sud de l'Espagne, en 2011. Tous droits réservés Credit: BERNARD BISSON
Par Theo Farrant
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Cet article a été initialement publié en anglais

Disposant d'une fortune estimée entre 9 et 10 milliards de francs suisses, Nicolas Puech, qui est célibataire et sans enfant, souhaite réécrire son testament et partager une partie de son immense patrimoine avec son ancien jardinier.

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Nicolas Puech, un Français de 80 ans et premier actionnaire d'Hermès, cherche à adopter son ancien employé de maison, afin de le désigner comme bénéficiaire de son immense fortune.

Nicolas Puech, qui détiendrait entre 5 et 6 % du capital en tant que petit-fils du fondateur de la marque française de luxe, souhaite redistribuer sa fortune à son "ancien jardinier et homme à tout faire", un homme de 51 ans "issu d'une famille marocaine modeste", comme l'a rapporté La Tribune de Genève.

Selon le magazine Bilan, qui classe chaque année les 300 personnes les plus riches de Suisse, sa fortune est estimée entre 9 et 10 milliards de francs suisses (9,4 à 10,4 milliards d'euros).

Problèmes d'héritage

Une cliente sortant d'un magasin Hermès, le mardi 19 juin 2007, à Shanghai, en Chine
Une cliente sortant d'un magasin Hermès, le mardi 19 juin 2007, à Shanghai, en ChineCredit: Eugene Hoshiko/AP2007

Il n'est toutefois pas certain que les projets de Nicolas Puech aboutissent.

Le riche héritier, qui réside dans le Valais, en Suisse, aurait déjà pris des mesures pour réorganiser son patrimoine à cette fin, en faisant appel à des professionnels du droit pour l'aider dans la procédure d'adoption.

L'adoption d'un adulte en Suisse, même si elle n'est pas totalement impossible, est décrite comme une procédure inhabituelle.

Des complications sont également apparues en raison d'un pacte successoral préexistant, signé par Nicolas Puech en 2011 avec une fondation basée à Genève, Isocrates.

Contactée par l'AFP, la fondation a admis avoir été récemment informée de la volonté de l'héritier d'annuler le pacte successoral, mais n'a pas eu connaissance d'un autre arrangement.

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