La Commission européenne accuse Minsk d’instrumentaliser les migrants

La Commission européenne accuse Minsk d’instrumentaliser les migrants
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Par Maria PsaraEuronews
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La Commissaire en charge des Affaires intérieures dénonce l’attitude du régime bélarusse qui emploie la question migratoire pour déstabiliser l’UE.

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La Commission européenne accuse le Bélarus d'instrumentaliser la question migratoire. L'institution dénonce l'envoi par Minsk de réfugiés le long de la frontière avec la Lituanie en réponse aux sanctions de l'UE adoptées après le détournement par le régime bélarusse d'un avion de ligne au mois de mai. 

"Il y a 22 fois plus de migrants illégaux qui arrivent en Lituanie. La semaine dernière il y en a eu plus de 1 000. Le régime d'Alexandre Loukachenko utilise les migrants pour faire pression", s’inquiète la Commissaire européenne en charge des Affaires intérieures Ylva Johansson.

Les demandeurs d'asile, principalement des Irakiens, arrivent de Bagdad et d'Ankara. La semaine dernière Vilnius a érigé une barrière de 550 km de barbelés. Le président du Conseil européen s'est rendu sur place et la Commissaire en charge des Affaires intérieures demande à Frontex, l'agence européenne des garde-frontières et des garde-côtes, d'intervenir dans les plus brefs délais. "J'espère que Frontex pourra envoyer rapidement des garde-frontières et des responsables pour aider le long de la frontière lituanienne, que l'agence pourra envoyer des voitures de patrouille, des hélicoptères et fournir tout le soutien nécessaire", insiste Ylva Johansson.

Mindaugas Kulbis/AP
La police lituanienne patrouille près de la frontièreMindaugas Kulbis/AP

Ce n'est pas la première fois que l'Union européenne voit un pays tiers utiliser les migrants pour faire pression sur les institutions. "Pour mon pays c'est sans précédent, mais pour l'Europe ce n'est pas la première fois qu'un Etat membre fait face à ce genre de crise, que des réfugiés sont utilisés comme une arme pour influencer les décisions politiques", reconnaît le ministre lituanien des Affaires étrangères. Gabrielius Landsbergis demande la mise en place d’une stratégie commune pour répondre à ce type de menace politique hybride. Il demande aussi un nouveau train de sanctions contre le Bélarus.

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