L’Ukraine défend ses intérêts auprès de l'Otan face aux mouvements de troupes russes

L’Ukraine défend ses intérêts auprès de l'Otan face aux mouvements de troupes russes
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Par Méabh Mc MahonEuronews
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La vice-Première ministre ukrainienne était en déplacement au siège de l'Alliance pour chercher le soutien des Occidentaux.

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L'Ukraine est au centre d'une intense semaine diplomatique. La vice-Première ministre ukrainienne en charge de l’intégration européenne et euro-atlantique était en déplacement lundi au siège de l'Otan à Bruxelles.

Olga Stefanichina a voulu rappeler aux Occidentaux les enjeux autour de son pays alors que les Européens et les Ukrainiens ne sont pas à la table des discussions à Genève entre les Etats-Unis et la Russie concernant la menace d’invasion de l’Ukraine par les troupes russes.

Olga Stefanichina fixe les lignes rouges pour Kiev. "Nous devons tous comprendre que les demandes russes aux Alliés ne peuvent pas servir de position de négociation. Un agresseur n'est pas en position de poser ses conditions", insiste la vice-Première ministre.

A ses côtés sur le podium le secrétaire général de l’Otan dit se préparer à tous les scénarios. Jens Stoltenberg organise mercredi un conseil entre l'Alliance et la Russie dans le but d'empêcher un nouveau conflit armé en Europe. "Nous devons nous préparer à ce que la Russie choisisse une nouvelle fois d'avoir recours aux armes et à la force, de choisir la confrontation plutôt que la coopération", prévient-il.

Une adhésion délicate

Kiev souhaite devenir membre de l'Otan. Mais Moscou veut empêcher par tous les moyens une telle adhésion. Techniquement rien ne pourrait entraver l’Ukraine de rejoindre l’Alliance selon Bruno Lété du German Marshall Fund. "Les forces militaires ukrainiennes adoptent de plus en plus les standards de l'Otan", explique l’analyste.

Une Ukraine souveraine, indépendante et stable est la clef de la sécurité Euro-Atlantique

Mais cette question est éminemment politique et dans ce dossier les Alliés sont partagés. "Tant que le monde politique sera divisé j'ai peur que l'Ukraine reste dans la salle d'attente", résume Bruno Lété.

L'Ukraine cherche à faire entendre sa voix et ses intérêts car son avenir se décide actuellement à Genève entre les Etats-Unis et la Russie.

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