La réforme de l’Union européenne et la fin de l’unanimité selon Mario Draghi

Discours du Premier ministre italien Mario Draghi devant le Parlement européen
Discours du Premier ministre italien Mario Draghi devant le Parlement européen Tous droits réservés Jean-Francois Badias/AP
Par Euronews
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Le Premier ministre italien ne ferme pas la porte à une refonte de l’UE pour donner de nouvelles armes politiques aux 27. Il suggère ainsi de revoir la règle de l’unanimité entre les Etats membres.

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L'Union européenne doit se réformer pour que le projet puisse répondre aux défis actuels. Les propos sont ceux du Premier ministre italien qui s'exprimait mardi devant le Parlement européen.

Mario Draghi demande aux Etats membres d'envisager une refonte des traités pour permettre au projet commun de disposer des armes politiques afin de peser sur la scène internationale.

"Si cela nécessite l'ouverture d'une voie qui mène à une révision des traités, il faut l'embrasser avec courage et confiance", insiste le dirigeant transalpin.

Mario Draghi cible en particulier le principe de l'unanimité. Les 27 doivent tous s'entendre par exemple en matière de politique internationale, une règle qui retarde souvent la prise de décision au nom de l'UE.

C'est justement ce système qui ralentit la mise en place d'un sixième train de sanctions contre la Russie et ses exportations de pétrole. La Hongrie de Viktor Orban ne veut pas d'une décision aussi radicale. Pour le Premier ministre italien il faut se projeter au-delà des mesures répressives.

"Il n'est pas suffisant de soutenir les sanctions. Nous devons travailler rapidement pour ne plus dépendre du gaz russe. Nous agissons de la sorte et nous continuerons à le faire", juge Mario Draghi.

Certains eurodéputés estiment en effet que l'Union serait plus efficace si l'unanimité n'était pas requise entre les Etats membres.

"Dépendre d'une personne comme Viktor Orban, qui est un allié de la Russie, qui n'est pas d'accord avec toutes les mesures et avec qui nous avons d'autres problèmes, comme des problèmes démocratiques, cela met en effet l'Union européenne dans une situation très difficile", précise l’écologiste allemand Sergey Lagodinsky.

La dernière réforme en profondeur de l'Union européenne remonte à 2007 avec la signature puis la mise en œuvre du traité de Lisbonne.

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