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Une sécurité alimentaire européenne encore perfectible

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Par Grégoire Lory
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Buitoni est à nouveau concerné dans une affaire d'intoxication alimentaire
Buitoni est à nouveau concerné dans une affaire d'intoxication alimentaire   -   Tous droits réservés  AFP

Pour la deuxième fois en quelques semaines Buitoni est à nouveau dans la tourmente d'un scandale alimentaire. Une nouvelle plainte a été déposée en France pour intoxication à la bactérie E. coli dans une autre gamme de pizza.

Ces deux affaires s'ajoutent aux 150 cas de contamination, récemment révélés, à la salmonelle dans neuf Etats membres, cette fois à cause de chocolats Kinder. Ces scandales révèlent des failles dans le système européen de sécurité alimentaire pourtant considéré comme l'un des plus sûrs au monde.

Pour le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) ce n'est pas tant le dispositif commun qui est en cause que le manque de moyen des Etats membres et de volonté des industriels.

"Nous avons, il y a déjà trois ans, publié un rapport qui mettait en évidence une diminution assez préoccupante des ressources qui sont affectées à ces contrôles officiels, donc aussi bien en terme de budget que d'effectifs des services sanitaires", explique Camille Perrin, responsable des questions alimentaires au BEUC.

En moins de 20 ans les effectifs de contrôle ont diminué de 7% en Espagne, 10% en Belgique et 30% en France.

Le Parlement européen demande un renforcement législatif depuis de nombreuses années. Pour certains élus il est paradoxal de laisser aux entreprises le soin de contrôler leurs propres produits. Cette ambiguïté affaiblit le système européen selon Eric Andrieu.

"Il faut qu'on améliore la législation et il y a encore une marge de progrès. Donc on peut avoir confiance (dans le système européen), allez, je vais dire pour 80 %, mais il y a une marge de 20 % sur laquelle il nous faut encore progresser pour garantir un 100%", insiste l’eurodéputé socialiste.

Contacté par Euronews, le lobby européen de l'industrie alimentaire, FoodDrinkEurope, ne souhaite pas faire de commentaire sur ces deux cas. "Ces affaires concernent les entreprises" explique l'organisation dans sa réponse écrite avant d'ajouter que "la sécurité alimentaire demeure une priorité pour FoodDrinkEurope et ses membres". Elle assure poursuivre "son travail avec la Commission européenne, les partenaires des chaînes alimentaires et les acteurs pour assurer les standards de sécurité les plus élevés."