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Les eurodéputés veulent sanctionner Gerhard Schröder pour ses liens avec la Russie

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Par Sandor Zsiros  & Euronews
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L'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder
L'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder   -   Tous droits réservés  Burhan Ozbilici/Copyright 2018 The Associated Press. All rights reserved.

L'ancien chancelier allemand, Gerhard Schröder, est visé par le Parlement européen. Les eurodéputés reprochent à l’ancien dirigeant ses liens étroits avec le président russe, Vladimir Poutine.

Ils regrettent sa décision de ne pas avoir quitté ses mandats au sein d'entreprises énergétiques russes malgré l'invasion menée par Moscou. Pour l'hémicycle il s'agit d'envoyer un message fort dans le contexte actuel de guerre entre l'Ukraine et la Russie.

"J’ai eu beaucoup de respect pour Monsieur Schröder en tant que chancelier. Mais dans ses fonctions actuelles, il n'est pas seulement - après les décisions prises par l'Union européenne et le gouvernement allemand - il n'est pas seulement inutile, mais il agit aussi activement contre la politique commune de défense des valeurs européennes", explique l’eurodéputé allemand Andreas Schwab (PPE).

Gerhard Schröder a dirigé l'Allemagne de 1998 à 2005. Après sa défaite électorale il a rejoint des entreprises russes ou des consortiums comme Gazprom ou Nord Stream 2, provoquant la controverse. Mais son refus de démissionner après l'invasion de l'Ukraine fait de lui un paria et ce au sein même de sa famille politique, les sociaux-démocrates du SPD.

Dans une réponse écrite à Euronews, le parlementaire Jens Geier explique que les "déclarations et les actions de Gerhard Schröder n'ont absolument rien à voir avec les convictions et l'attitude du SPD. Nous sommes clairement et sans équivoque du côté de l'Ukraine. Il est tragique que Gerhard Schröder choisisse le mauvais camp de l'histoire, il agit en tant qu'homme d'affaires", insiste le parlementaire.

Si l'Union européenne décide d'ajouter son nom sur sa liste noire, cela entrainera un gel des avoirs et une interdiction de voyage pour l'ancien chancelier. Toutefois, le vote du Parlement n'est pas contraignant. C'est à la Commission européenne et surtout aux Etats membres de prendre la décision.