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Avec les sanctions contre la Russie, l'Union européenne joue aussi sa crédibilité

Pas de consensus entre les 27 concernant un embargo sur le pétrole russe
Pas de consensus entre les 27 concernant un embargo sur le pétrole russe Tous droits réservés Dmitry Lovetsky/AP
Tous droits réservés Dmitry Lovetsky/AP
Par Shona MurrayEuronews
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L’adoption de nouvelles sanctions contre Moscou, dont un embargo sur le pétrole, ne fait pas consensus entre les 27. La Hongrie veut plus de temps et plus de moyens européens.

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La crédibilité de l'Union européenne est en jeu. Les 27 ne parviennent toujours pas à s'entendre sur un nouveau train de sanctions contre la Russie et en particulier concernant un embargo sur le pétrole.

La Hongrie, fortement dépendante des ressources russes, s'oppose à une suspension des importations. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, répond que les mesures punitives contre Moscou provoquent une instabilité économique. Le dirigeant populiste demande donc plus de temps pour son pays et davantage de moyens européens, dont le déblocage des fonds prévus dans le plan de relance de l'UE.

Le Premier ministre belge souligne que la Hongrie n'est pas le seul pays qui souhaite une dérogation. Mais il assure qu'un accord est envisageable.

"Je pense qu'il est possible de passer les lignes mais il nous faut des réponses aux inquiétudes, des inquiétudes qui sont légitimes. Ces craintes ne sont pas uniquement hongroises, ce sont des inquiétudes pour tous les citoyens européens", souligne Alexander De Croo.

Il ajoute d’ailleurs qu’obtenir "l'adhésion de sa population est une chose importante parce que je crains que nous soyons dans une longue période d'instabilité et nous devons nous assurer que les gens ne souffrent pas trop."

La République tchèque, la Slovaquie et la Bulgarie demandent aussi un soutien financier.

 "Vous ne pouvez pas construire une raffinerie du jour au lendemain. Toutefois la Bulgarie est prête à soutenir un consensus général", insiste le Premier ministre bulgare Kiril Petkov.

L'embargo sur le pétrole et la guerre en Ukraine sont à l'ordre du jour du sommet européen lundi et mardi à Bruxelles. Différentes sources estiment que les dirigeants de l'UE ne vont pas diluer l'impact de ces mesures dans le but de parvenir à tout prix à un accord. Elles assurent aussi que les 27 prendront le temps nécessaire pour redessiner le paquet de sanctions pour s'assurer qu'il frappe les importants revenus de la Russie.

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