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L’Union européenne cherche des solutions pour atténuer la crise énergétique

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Par Aida Sanchez Alonso  & Euronews
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Les 27 ministres de l'Energie se réunisssent pour trouver des réponses à la crise énergétique
Les 27 ministres de l'Energie se réunisssent pour trouver des réponses à la crise énergétique   -   Tous droits réservés  Virginia Mayo/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved

Alors que la note énergétique continue de s'envoler, les ministres de l'Union européenne en charge de l'Energie se retrouvent vendredi à Bruxelles pour évoquer des réponses d'urgence à la crise. Les discussions auront pour base les propositions faites par la Commission européenne et la présidence tchèque de l'UE afin de réduire la facture.

Selon différentes sources, un consensus se dégage sur un plafonnement des revenus des entreprises qui produisent de l'électricité à faible teneur en carbone comme les renouvelables et le nucléaire.

"Le principe ici est d'essayer de trouver une solution juste où vous n'expropriez pas tous les profits des entreprises", explique Simone Tagliapietra, analyste à l’institut Bruegel.

"C'est une situation réellement extraordinaire où certains éléments de notre marché ne fonctionnent plus. Donc ce genre d'intervention extraordinaire unique fait du sens d'un point de vue social parce que nous sommes dans une situation, et nous serons dans les prochains mois dans une situation, où nous aurons de plus en plus de ménages et d'entreprises à travers l'Europe qui vont rencontrer des difficultés pour leur survie."

L'idée de plafonner les prix sur le gaz russe transporté par gazoduc est beaucoup plus controversée. Des Etats membres comme l'Allemagne et la Hongrie s'opposent à cette solution car elle pourrait accentuer la pénurie. Mais d'autres pays comme l'Italie et la Belgique sont favorables à un plafonnement de cette ressource et pas uniquement importée de Russie.

"Cela intervient à un moment où la Russie a déjà coupé plus de deux tiers de ses approvisionnements à l'Europe. Certains disent que c'est trop peu et trop tard. D'autres disent qu'il y a quand même un intérêt à le faire parce que tout d'abord c'est un geste symbolique qui montre que l'Europe a aussi des cartes à jouer sur cette table", précise Simone Tagliapietra.

L'Union devrait aussi réduire sa demande en électricité en particulier lors des pics de consommation, estime la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Si une diminution volontaire pourrait faire consensus au sein des 27, l'option d'un effort obligatoire ne séduit pas les capitales.