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Andrius Kubilius : "La fin de la guerre ouvrirait les portes à la transformation de la Russie"

Roberta Metsola, présidente du Parlement européen
Roberta Metsola, présidente du Parlement européen Tous droits réservés AP Photo
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Par Stefan GrobeYolaine de Kerchove (traduction)
Publié le Mis à jour
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La désignation de la Russie comme État soutenant le terrorisme a fait beaucoup de bruit dans l'actualité européenne de cette semaine. Découvrez l'interview de l'auteur de cette résolution, Andrius Kubilius.

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Cette semaine dans l'émission State of the Union, le journaliste Stefan Grobe revient sur la résolution adoptée au Parlement européen, qui qualifie la Russie comme un État soutenant le terrorisme.

Il a repris notamment l'interview réalisé par Sandor Tsiros d'Euronews avec l'auteur de cette résolution, le député européen et l'ancien Premier ministre lituanien Andrius Kubilius.

Pensez-vous que le Conseil européen et les Etats membres suivront cette mesure ?

Andrius Kubilius : Je ne vois pas de raisons de ne pas le faire, parce que, vraiment, nous sommes témoins d'une nouvelle réalité. Si, jusqu'à présent, le terrorisme était utilisé par des personnes privées ou des organisations, mais pas par les Etats, nous constatons aujourd'hui que l'Etat et les entités étatiques font exactement ce qui est décrit comme du terrorisme. Nous devons donc combler ce vide par de nouveaux instruments juridiques. Et je suis absolument sûr que la Commission et le Conseil n'auront aucun argument contre cela.

Certains eurodéputés sont sceptiques car ils pensent que le fait de qualifier la Russie de sponsor du terrorisme bloquera les futures tentatives pour trouver une solution diplomatique avec Moscou. Que pensez-vous de cela ?

Andrius Kubilius : Une négociation ne pourra être entamée que lorsque les Ukrainiens auront gagné la guerre et que la Russie aura décidé de retirer toutes ses troupes. C'est le langage que nous soutenons fortement. Et notre résolution pourrait aider une partie de l'élite politique ou économique russe à comprendre qu'avec cette politique que Vladimir Poutine est en train de mener, avec ce terrorisme, que Vladimir Poutine est en train d'instaurer et avec Vladimir Poutine au pouvoir, il n'y a pas de retour possible à la normale avec l'Union européenne et l'Occident.

Pensez-vous que la rupture des liens diplomatiques avec la Russie est un scénario réaliste ?

Andrius Kubilius : Diminuer, ce serait un scénario vraiment réaliste. Le vice-président Josep Borrell a proposé six nouveaux principes pour les relations entre l'Union européenne et la Russie. Le premier principe était l'isolement, et c'est ce que nous répétons dans notre résolution. Nous répétons également ce que le président du Conseil, Charles Michel, a récemment déclaré à l'Assemblée générale des Nations unies, fin septembre, à savoir que les pays comme la Russie, qui mènent une guerre agressive contre un autre pays, comme l'Ukraine, et qui sont membres du Conseil de sécurité des Nations unies, devraient être suspendus de leur statut de membre du Conseil de sécurité.

Permettez-moi de vous demander, en tant qu'ancien premier ministre lituanien, comment vous voyez les perspectives d'avenir de la Russie ? Parce qu'elle paie déjà un lourd tribut en termes militaires et en termes de moral ?

Andrius Kubilius : Je pense que la Russie va perdre la guerre et qu'elle sera vaincue, ce qui ouvrira les portes à la transformation de la Russie. Une transformation vers un type de pays plus normal, plus européen, avec un abandon total de l'autocratie et des rêves post-impériaux de restauration d'un empire. Et cela créera des possibilités pour le peuple russe de retrouver une vie normale en Russie même.

Video editor • Vassilis Glynos

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