L'Union européenne pourrait imposer des tests obligatoires aux voyageurs en provenance de Chine

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Par Maria Psara
Un voyageur arrivant de Chine subit un test de dépistage au Covid-19 à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle, au nord de Paris, dimanche 1er janvier 2023
Un voyageur arrivant de Chine subit un test de dépistage au Covid-19 à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle, au nord de Paris, dimanche 1er janvier 2023   -   Tous droits réservés  Aurelien Morissard/The AP

L'Union européenne a proposé à la Chine des vaccins anti-covid-19 gratuits. Objectif ? L'aider à contenir l' épidémie de coronavirus, suite à la décision de Pékin de mettre fin aux restrictions nationales liées à la pandémie.

L'offre a été faite ces derniers jours par la délégation de l'Europe en Chine.

"Au regard de la situation épidémiologique en Chine, la commissaire Stella Kyriakides a offert la solidarité et le soutien de l'Europe à ses homologues chinois, l'expertise en matière de santé publique et l'envoi de vaccins européens adaptés aux variants, y compris", a déclaré le porte-parole de la Commission européenne, Tim McPhie.

Pékin n'a pas encore répondu à cette offre, a précisé la Commission. L'Union européenne craint que le manque de transparence des Chinois ne cache de nouveaux variants du covid-19. Plusieurs pays ont pris des mesures pour les voyageurs en provenance de Chine. La France, l'Italie et l'Espagne imposent aux passagers de présenter une preuve de vaccination ou un test négatif.

Mais pour que les mesures soient efficaces, il faut une meilleure coordination.

Des experts et des représentants des 27 états membres se réunissent mardi et mercredi à Bruxelles. Une des propositions sur la table est d'analyser les eaux usées des avions provenant de la Chine à la recherche de nouveaux variants. Une mesure déjà prise par la Belgique.

"La raison pour laquelle nous proposons en Europe de séquencer toutes sortes de variants dérivés de la Chine est la transparence relative dont elle fait preuve aujourd'hui", précise le virologue de la KULeuven, Marc Van Ranst." Pékin ne soumet pas beaucoup de séquences aux bases de données internationales. Nous ne sommes pas sûrs que si un nouveau variant apparaissait, ils le mettraient immédiatement dans la base de données. Et c'est assez terrible que nous devions envisager cela, car nous voulons penser que nos collègues chinois sont des scientifiques d'exception. Mais à un certain moment en Chine, la science devient politique".

Alors que l'Europe scrute attentivement la situation chinoise, Marc Van Ranst estime que le danger pourrait venir d'autre part. Aux Etats-Unis, des nouveaux variants sont en train d'émerger.

Journaliste • Laura Vandormael

Video editor • Vassilis Glynos