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Prudence de l’UE sur les conséquences de la rébellion de Wagner en Russie

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell Tous droits réservés Frederic Sierakowski/AP
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Par Vincenzo Genovese
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Les ministres des Affaires étrangères de l’UE, réunis lundi à Luxembourg, estiment qu’il est difficile de tirer tous les enseignements de la révolte avortée du groupe paramilitaire russe Wagner.

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Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne restent prudents après le soulèvement armé en Russie. Les 27 estiment que les conséquences de la rébellion du groupe paramilitaire Wagner sont imprévisibles.

Les diplomates, réunis lundi à Luxembourg, jugent que ces événements soulignent les dangers encourus par les Etats membres et qu’il reste des zones d'ombre sur la véritable situation en Russie.

"Ces événements posent beaucoup de questions et peut-être plus de questions que de réponses. À l'heure actuelle, il est manifeste qu'ils ont souligné qu'il y a eu des tensions intérieures, qu'il y a même des fissures, des fractures, des failles dans le dispositif" russe, explique la Ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna.

"Il a fallu une demi-journée à un détachement militaire pour s'approcher à 200 kilomètres de Moscou. Imaginez donc à quelle vitesse ils peuvent traverser le Bélarus et apparaître à la frontière de la Lituanie", souligne le chef de la diplomatie lituanienne Gabrielius Landsbergis.

"Nous demandons donc très fermement à nos alliés d'examiner notre situation avec le plus grand sérieux, et à la lumière de tout ce qui se passe en Russie. Et, une fois encore, d'émettre un avis très précis sur la manière de renforcer le flanc oriental, en particulier les pays qui ont des frontières avec la Russie et le Bélarus", ajoute-t-il.

Mais cette nouvelle donne ne comporte pas uniquement des risques. L'Ukraine et ses alliés pourraient bénéficier du chaos dans le système russe, estime le chef de la diplomatie de l'Union.

"Si votre adversaire fait face à un combat interne entre différentes parties, il est évident que c'est une chose positive du point de vue des opérations militaires. Soudain, les troupes de Wagner ont abandonné leurs positions sur la ligne de front et sont allées faire autre chose. Pour les Ukrainiens, cela ne peut être que positif", analyse Josep Borrel, chef de la diplomatie européenne.

Face à toutes ces incertitudes, l'Union garde le cap de son soutien à l'Ukraine. Les ministres se sont entendus pour augmenter à 3,5 milliards d’euros le plafond de l'aide prévue dans le cadre de la Facilité pour la paix dont l'objectif est de financer les opérations de sécurité et de défense hors de l'UE. Cette hausse porte le plafond financier global à plus de 12 milliards d'euros.

L'essentiel de cette enveloppe est promis pour fournir des armes et une assistance militaire à Kyiv, même si la Hongrie bloque le versement de la prochaine tranche de 500 millions d'euros.

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