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Le contournement des sanctions de l’UE contre Moscou est "plus difficile", selon l'envoyé de l'UE

L'UE veut s'assurer que des pays tiers ne permettent pas de contourner les sanctions prises contre Moscou
L'UE veut s'assurer que des pays tiers ne permettent pas de contourner les sanctions prises contre Moscou Tous droits réservés Copyright 2023 The Associated Press. All rights reserved
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Par Mared Gwyn Jones
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Les efforts déployés par l'Occident pour inciter les pays tiers à lutter contre le contournement des sanctions portent leurs fruits, puisque nombre d'entre eux rendent désormais "plus difficile" l'importation de ces produits par la Russie, selon l'envoyé de l'UE pour les sanctions.

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Lors d'une réunion mardi à Bruxelles de l'Assemblée parlementaire de partenariat entre le UE et le Royaume-Uni, David O'Sullivan a précisé que les pays par lesquels les produits sanctionnés transitaient auparavant pour atteindre la Russie "ont pris des mesures pour rendre plus difficile, voire impossible, la réexportation de ces marchandises".

"Ils ne souhaitent pas être des plateformes de contournement. Ils ne souhaitent pas que leurs juridictions soient utilisées pour permettre à l'armée russe de continuer à accéder à ces produits létaux", ajoute-t-il.

David O'Sullivan estime que les alliés occidentaux, dont l'UE, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon, ont identifié 38 produits prioritaires soupçonnés d'être exportés en grandes quantités vers des pays tiers, puis réexportés vers la Russie, notamment des "produits du champ de bataille" utilisés dans les missiles et les drones russes.

Des équipes de l'UE, du Royaume-Uni et des États-Unis se sont rendues ces derniers mois aux Émirats arabes unis, au Kirghizstan, en Turquie, au Kazakhstan, en Ouzbékistan, en Arménie et en Serbie afin d'obtenir le soutien des gouvernements dans la lutte contre le contournement des sanctions.

"Nous nous sommes rendus dans ces pays au cours des derniers mois, parfois individuellement, parfois à trois (États-Unis, Royaume-Uni, Union européenne), parfois seulement avec les Américains, parfois seulement avec l'Union européenne et le Royaume-Uni", souligne David O'Sullivan.

"Et je pense que nous avons eu une assez bonne réponse à ce sujet".

L’envoyé spécial de l’UE souligne néanmoins la nécessité d'une "vigilance constante" pour s'assurer que les autres pays ne deviennent pas des canaux de contournement.

"Nous devrons examiner l'évolution de l'évasion des sanctions, car l'expérience montre qu'une fois que l'on ferme un canal, un nouveau surgit", constate-t-il.

Le 11e train de sanctions de l'UE contre la Russie, présenté à la fin du mois dernier, vise à combler ces lacunes. Il comprend un outil anti-contournement à utiliser en dernier recours pour restreindre la vente, la fourniture, le transfert et l'exportation de biens et de technologies sanctionnés vers certains pays tiers.

David O'Sullivan juge que les sanctions introduites jusqu'à présent ont un impact tangible qui empêchent la Russie d'obtenir des armes sophistiquées et de mettre à mal l'économie du pays.

"Traditionnellement, la Russie disposait d'un excédent budgétaire assez important. Elle est aujourd'hui en déficit et devrait continuer à se débattre, car elle transfère de l'argent du secteur productif - éducation, recherche, protection sociale et autres - vers l'économie de guerre", a-t-il déclaré.

Mais il ajoute que la Chine et l'Inde représentaient "un tout autre défi en ce qui concerne la question des sanctions".

Ces deux pays refusent de condamner la guerre ou d'imposer des sanctions économiques. Le dernier train de sanctions de l'UE incluait trois entreprises basées en Chine et soupçonnées de permettre le contournement des mesures européennes.

L'UE et ses partenaires s'efforcent également de trouver un moyen d'utiliser les milliards d'euros d'actifs russes gelés pour contribuer à la reconstruction de l'Ukraine.

La semaine dernière, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a précisé que l'institution envisageait "très prudemment" une taxe sur les bénéfices exceptionnels qui pourrait rapporter jusqu'à 3 milliards d'euros par an.

La Banque centrale européenne s'est inquiétée de ce projet qui, selon elle, pourrait saper la confiance dans l'euro et aggraver l'instabilité économique.

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