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Irene Shashar, survivante de l'Holocauste, appelle à un "Moyen-Orient uni"

Irene Shashar, survivante de l'Holocauste, tient son livre ʺJ’ai gagné contre Hitlerʺ
Irene Shashar, survivante de l'Holocauste, tient son livre ʺJ’ai gagné contre Hitlerʺ Tous droits réservés Virginia Mayo/Copyright 2024 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Virginia Mayo/Copyright 2024 The AP. All rights reserved
Par Isabel Marques da Silva
Publié le
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Invitée à Bruxelles par le Parlement européen, Irene Shashar, survivante de l'Holocauste, souhaite voir le Moyen-Orient se rapprocher pour mettre fin aux conflits dans la région.

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Le rêve "d'un Moyen-Orient uni". C’est le souhait d’Irene Shashar, survivante de l'Holocauste et écrivaine, lors d'une visite à Bruxelles à l'occasion de la Journée de commémoration de l'Holocauste.

"Si j'ai un voisin, comme en Europe, une Europe unie, à côté de moi, je peux vivre avec ce voisin en paix, il peut y avoir deux, trois, cinq, sept ou dix (voisins). Exactement comme en Europe, comme une Europe unie. Pourquoi ne pourrions-nous pas avoir un Moyen-Orient uni ?"

Interrogée par Euronews sur son soutien à une solution des deux États, la femme de 86 ans répond que cette option est possible si les voisins d'Israël reconnaissaient le droit à l'existence du pays.

"Pour que la paix s'installe, nous devons pouvoir vivre sur notre terre, qui nous a été donnée par les Nations Unies. Cette terre est la nôtre, nous voulons qu'elle s'épanouisse, nous voulons jouir de la liberté, de l'égalité, de la compréhension, de la vie en tant que telle", explique-t-elle.

Née Ruth Lewkowicz en 1937 en Pologne, elle raconte dans son livre "J'ai gagné contre Hitler" son expérience d'"enfant cachée" dans le ghetto de Varsovie créé par les nazis et dans lequel elle est arrivée à l'âge de cinq ans.

Le père de Shashar a été tué par les occupants dans le ghetto, sa mère et elle ont réussi à s'échapper peu après par les égouts. Elles se sont ensuite installées à Paris après la guerre, mais Irene Shahar est devenue orpheline à l'adolescence et est allée vivre avec une famille élargie au Pérou.

Elle a étudié aux États-Unis et, à l'âge de 25 ans, s'est installée en Israël où elle est devenue le plus jeune professeur de l'Université hébraïque.

"Les survivants se rendent dans un endroit meilleur, lentement, mais sûrement, car nous ne vivrons pas éternellement. Je pense que nous devons laisser un témoignage aux générations suivantes", assure Irene Shashar.

Elle parle d’une "grande tragédie" lorsqu’elle évoque l'attaque du 7 octobre menée par le Hamas, désigné comme groupe terroriste par l'Union européenne et les États-Unis. Elle rejette les accusations de génocide perpétrées par Israël et portées au début du mois devant la Cour internationale de justice (CIJ) par l'Afrique du Sud.

L'opération de représailles menée par Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza a déjà causé la mort de plus de 25 000 Palestiniens, selon les autorités locales.

"Après ce que nous avons vécu le 7 octobre, viennent-ils nous accuser ? Nous nous défendons, nous essayons d'éviter que cela ne se reproduise. Nous accuser de quelque chose comme ça... ce n'est tout simplement pas compréhensible", estime Irene Shashar.

Le tribunal des Nations Unies a appelé vendredi Israël à prendre des mesures provisoires pour empêcher et punir l'incitation au génocide, et pour prévenir toute destruction de preuves et d'assurer l'accès de l'aide humanitaire. La CIJ n'a toutefois pas ordonné de cessez-le-feu.

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