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L’extrême droite européenne exploite la tentative de suspension de sa conférence

La police suspend une conférence de l'extrême droite à Bruxelles
La police suspend une conférence de l'extrême droite à Bruxelles Tous droits réservés Sylvain Plazy/Copyright 2024 The AP. All rights reserved
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Par Vincenzo Genovese
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Les responsables de l’extrême droite européenne ont saisi la tentative de suspension de leur conférence pour faire valoir leur droit à s’exprimer.

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La tentative d'interdire une conférence de l'extrême droite européenne à Bruxelles a provoqué critiques et condamnations.

Le Conseil d'Etat belge a annulé l'arrêté de suspension de l'événement décidé par le bourgmestre, le maire, de la commune de Saint-Josse-ten-Noode. Emir Kir a ensuite fait l'objet de reproches par le Premier ministre belge, Alexander De Croo.

Les participants à la conférence ont fait valoir leur droit à la liberté d'expression. A son arrivée, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a assuré que l'Europe était "au bord de la liberté et de l'oppression". Il a comparé la situation actuelle à l'asservissement du régime communiste en Hongrie.

"Le même type de pression technique que vous avez connu ici était très courant dans la seconde moitié des années 1980 en Hongrie", a expliqué le responsable hongrois.

Le dirigeant de la commune bruxelloise a fait valoir une menace à l'ordre public pour suspendre la conférence. Pour l'extrême droite cet argumentaire a finalement servi son intérêt.

"Nous savons bien sûr que l'extrême droite mène un discours de victimisation. Ils essaient toujours de dire que l'establishment veut les empêcher de dire ce qu'ils pensent", précise Dave Sinardet, professeur de sciences politiques à la Vrije Universiteit Brussel.

Cette affaire soulève une nouvelle fois la question sur l'attitude à adopter face à l'extrême droite qui agite la menace de l'immigration, des musulmans et de la communauté LGBT. La réponse aux partis populistes fracture d'ailleurs la Belgique.

"En Belgique francophone, on va un peu plus loin et on a ce qu'on appelle : un cordon médiatique. Cela signifie que les représentants de la droite radicale, de l'extrême droite, ne sont pas autorisés à s'exprimer dans les médias classiques. C'est quelque chose qui n'existe plus dans le nord du pays", précise Dave Sinardet. 

Au bout du compte, cette conférence, National Conservatism, a pu se tenir comme prévu, de plus, elle a finalement attiré plus encore l'attention des médias.

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