EventsÉvènementsPodcasts
Loader

Find Us

PUBLICITÉ

La Nouvelle Alliance flamande (droite séparatiste) remporte les élections en Belgique

Leader de la N-VA, Bart De Wever
Leader de la N-VA, Bart De Wever Tous droits réservés Geert Vanden Wijngaert/Copyright 2017 The AP. All rights reserved.
Tous droits réservés Geert Vanden Wijngaert/Copyright 2017 The AP. All rights reserved.
Par Cynthia Kroet
Publié le Mis à jour
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Cet article a été initialement publié en anglais

Le parti libéral du Premier ministre Alexander De Croo OpenVLD a subi une défaite spectaculaire lors des élections régionales, nationales et européennes de dimanche en Belgique, et De Croo s'est qualifié de "Premier ministre démissionnaire".

PUBLICITÉ

La Nouvelle Alliance flamande (Nieuw-Vlaamse Alliantie, N-VA), parti de droite nationaliste et séparatiste, est sortie grande gagnante des élections de dimanche en Belgique, le Vlaams Belang, parti d'extrême droite pro-séparatiste, arrivant en deuxième position.

Le pays a voté pour des élections régionales, nationales et européennes, surnommées "super dimanche".

Au niveau national, le parti nationaliste N-VA dirigé par Bart De Wever a obtenu 18,6 % des voix, soit une augmentation de plus de 2 % par rapport à 2020, tandis que le Vlaams Belang, avec 15,4 %, a enregistré une hausse de 3,5 %, selon les résultats préliminaires publiés par la radio-télé flamande VRT.

M. De Wever, qui a prononcé un discours pour célébrer la victoire de son parti, a déclaré que son parti était "le premier parti populaire [de Flandre]".

"La Flandre a choisi de préserver la prospérité. Plus que jamais, la Flandre a opté pour l'autonomie. L'autonomie est le meilleur remède".

L'écart entre l'extrême droite et les petits partis est important : le parti d'extrême gauche Pvda/PTB, le parti de gauche Vooruit et le parti démocrate-chrétien CD&V devraient tous obtenir environ 9 % des voix. Le parti libéral OpenVLD du Premier ministre Alexander De Croo — qui a pris ses fonctions en 2020 — a perdu de manière spectaculaire : il devrait maintenant obtenir 5,8 %.

M. De Croo, s'exprimant lors de la soirée électorale, a déclaré qu'il s'agissait d'une "soirée difficile" pour son parti.

"Nous avons perdu cette élection. J'étais le visage de la campagne. Ce n'est pas le résultat que nous espérions. J'en assume l'entière responsabilité", a-t-il déclaré.

"Pour nous, c’est une soirée particulièrement difficile, nous avons perdu. Dès demain, je serai un Premier ministre démissionnaire. Mais les libéraux sont forts, we will be back".

Flandre et Wallonie : à mille lieues l'une de l'autre

La Flandre et la Wallonie ont chacune leur propre gouvernement, leur propre Parlement et leur propre budget.

La N-VA reste le principal parti en Flandre, avec 24,5 % des voix, malgré les sondages de ces dernières semaines qui laissaient entendre qu'elle pourrait être dépassée par le Vlaams Belang, qui a recueilli 22,8 % des voix dans la région flamande du nord de la Belgique.

En Wallonie, traditionnellement plus à gauche que le nord, le parti libéral MR a recueilli près de 30 % des voix, suivi par le parti socialiste (22,6 %) et le parti centriste Les Engagees (21 %).

Le parti écologiste francophone Ecolo a perdu beaucoup de terrain. En Wallonie, il a obtenu 7,5 % des voix, contre 15 % lors des dernières élections.

La formation d'un gouvernement en Belgique est souvent compliquée par la nécessité de trouver un compromis au niveau national. Ce processus a pris un temps record de 541 jours après les élections du 13 juin 2010.

Sources additionnelles • adaptation : Serge Duchêne

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Trois élections se préparent en Belgique

La Belgique enquête sur un réseau d'influence russe soupçonné d'avoir payé des députés européens

Un parti séparatiste d'extrême droite en tête des sondages électoraux en Belgique