EventsÉvènementsPodcasts
Loader
Suivez-nous
PUBLICITÉ

Royaume-Uni : Keir Starmer officiellement nommé Premier ministre

Le leader du parti travailliste, Keir Starmer, s'adresse à ses partisans à la Tate Modern à Londres, le vendredi 5 juillet 2024.
Le leader du parti travailliste, Keir Starmer, s'adresse à ses partisans à la Tate Modern à Londres, le vendredi 5 juillet 2024. Tous droits réservés Kin Cheung/Copyright 2024 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Kin Cheung/Copyright 2024 The AP. All rights reserved
Par Angela Skujins avec AP
Publié le
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié
Cet article a été initialement publié en anglais

Keir Starmer officiellement nommé Premier ministre du Royaume-Uni. Lui et son gouvernement devront faire face à une situation économique et sociale tendue.

PUBLICITÉ

C’est officiel, les Britanniques ont un nouveau Premier ministre. Ce vendredi au Palais de Buckingham, Keir Starmer a été nommé chef du gouvernement par le roi Charles III après la victoire écrasante des travaillistes aux législatives.

Troisième Premier ministre du souverain en moins de deux ans de règne, après Liz Truss et Rishi Sunak, il met ainsi fin à 14 ans de gouvernement conservateur.

Dans son premier discours officiel devant le 10 Downing Street, l'ancien avocat pénaliste de 61 ans promet un "renouveau national". "Changer un pays, ce n'est pas comme appuyer sur un interrupteur. Le monde est désormais plus volatile. Cela prendra un certain temps, mais il ne fait aucun doute que le travail de changement commencera immédiatement" a-t-il déclaré.

Pour le début de son mandat, Keir Starmer veut s'appuyer sur le Manifeste travailliste, un document listant les priorités politiques du parti, avec cinq objectifs pour les cinq prochaines années.

Parmi eux, la relance de la croissance économique, le développement des énergies renouvelables, la diminution de la criminalité, ou encore l'amélioration de l'éducation et la remise sur pied le service de santé public en grande difficulté.

Malgré l'optimisme de leurs sympathisants, le parti travailliste devra faire face à une importante récession économique, des services publics abîmés, et une pauvreté galopante.

La travailliste Rachel Reeves, qui s'apprête à devenir la première femme ministre des finances du Royaume-Uni, a déclaré qu'elle ne se faisait "aucune illusion" sur l'ampleur du défi qu'elle aurait à relever. "La gravité de l'héritage des conservateurs est vraiment terrible", a-t-elle déclaré aux journalistes.

Rachel Reeves a fait remarquer que la dette du Royaume-Uni représentait 100 % de son revenu national et que la charge fiscale était à son plus haut niveau depuis sept décennies. Elle a déclaré qu'elle "ne peut pas promettre de tout changer tout de suite", mais que la mission principale du nouveau gouvernement travailliste sera de relancer la croissance économique.

Malgré tout, Anand Menon, professeur de politique européenne et d'affaires étrangères au King's College de Londres, estime que les électeurs britanniques devraient être rassurés par la relative stabilité du nouveau gouvernement.

"Les électeurs devraient être encouragés par le fait que les ministres restent au pouvoir assez longtemps et que le gouvernement est capable de penser au-delà du très court terme à des objectifs à moyen terme", a-t-il déclaré.

La première journée du Parlement devrait débuter mardi prochain, avec pour ordre du jour l'élection du président. L'ouverture officielle du Parlement et le discours du roi suivront le mercredi 17 juillet.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Royaume-Uni : six enseignements à tirer des élections

Royaume-Uni : dernière ligne droite avant les élections générales

Réunion des ministres de la Justice de l'UE : la compétitivité juridique au cœur des débats