La France a délivré 384 230 premiers titres de séjour en 2025, en hausse de 11,2% sur un an. Le nombre de régularisations lui a baissé de 10,1%, a annoncé ce mardi le ministère de l’Intérieur.
Au total, 28 610 étrangers ont été régularisés en 2025, alors qu’est entrée en vigueur en janvier 2025 une circulaire de l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau resserrant les critères de régularisation.
Avec 24 985 étrangers renvoyés, le nombre d’éloignements a lui augmenté de 15,7 % l’année dernière, selon les chiffres rendus publics par la direction générale des étrangers en France (DGEF).
Du côté de l’asile, une baisse de 3,7 % a été enregistrée l’année dernière avec 151 665 demandes. Les principaux pays d’origine sont l’Ukraine, la République démocratique du Congo et l’Afghanistan. La circulaire Retailleau a, là aussi, produit des effets.
Demandes d’asile et accession à la nationalité française en baisses
Concernant les titres de séjour, les titres étudiants (118 000 au total) restent les premiers motifs de délivrance, suivis des motifs humanitaires (92 600, en hausse de 65 %). Les titres délivrés pour motifs économiques ont eux reculé de 13 % sur un an, à 51 190.
Le nombre d’interpellations d’étrangers en situation irrégulière a progressé de 30 % l’an dernier, concernant notamment des ressortissants Algériens (+ 52 %), Tunisiens (+ 33 %) et Marocains (+ 19 %). Les éloignements ont, eux, augmenté de 15,7 % avec 24 985 étrangers renvoyés. En ce qui concerne les seuls éloignements forcés, ils ont augmenté de 21 %, à 15 569.
Du côté des demandes d’asile, une baisse de 3,7 % a été enregistrée en 2025, avec 151 665 demandes, soit la deuxième année consécutive de baisse. Les premiers pays de demandes en France ont été l’Ukraine, la République démocratique et l’Afghanistan (tous trois autour de 11 500 demandes), suivies d’Haïti, du Soudan et de la Guinée.
Enfin, 62 235 personnes ont acquis la nationalité française, un chiffre en baisse de 6,8 % par rapport à l’année 2024. Cela s’explique par une baisse de 13,5 % des acquisitions par décrets, dans le sillage d’une circulaire de mai durcissant les conditions d’octroi.